USA et UE perdent leur appétit pour le recours à la force en Libye

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L'élan faiblit pour interdire le ciel aux avions du régime Kadhafi, malgré l'appel à l'aide lancé par les insurgés. Européens et Américains peinent à accorder leurs actes et leur parole à l'aube d'une série de rendez-vous cruciaux au QG de l'Otan et au sommet de l'UE.

La mise en place d'une «zone d'interdiction aérienne», censée protéger les civils des bombardements et de la contre-offensive lancée depuis Tripoli, s'était presque imposée comme l'option privilégiée. Mais chez les politiques comme chez les militaires, elle trouve de moins en moins de partisans déclarés. Une rencontre des ministres de la Défense à l'Otan cet après-midi, suivie demain d'un sommet européen, pourrait bien renvoyer l'affaire à d'autres consultations.

Sur le front diplomatique, la France et la Grande-Bretagne poussent depuis dix jours le Conseil de sécurité de l'ONU à autoriser un usage limité de la force contre le régime libyen, au titre du chapitre VII de la Charte des Nations unies (rétablissement de la paix). Mais, à la perspective de veto russe et chinois est venu s'ajouter le peu d'empressement des voisins de la Libye à prendre parti. La Ligue arabe, partenaire décisif, attendra samedi pour se prononcer, cassant la dynamique escomptée po

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