USA-Deuxième journée de protestations anti-Trump en Californie

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    par Sharon Bernstein 
    BURLINGAME, Californie, 30 avril (Reuters) - Des 
manifestants anti-Donald Trump se sont exprimés en Californie 
pour la deuxième journée consécutive vendredi, alors que le 
magnat de l'immobilier est en passe de remporter l'investiture 
du Parti républicain pour l'élection présidentielle du 8 
novembre prochain aux Etats-Unis. 
    Vendredi, l'homme d'affaires a été contraint d'arrêter son 
convoi et de passer par l'entrée arrière de l'hôtel où il devait 
donner un discours à la convention républicaine de Californie et 
éviter plusieurs centaines de manifestants qui l'attendaient 
devant. 
    "Ce n'est pas l'entrée la plus facile que j'ai eu faite", a 
déclaré le promoteur immobilier aux participants, après avoir 
escaladé une barrière et traversé une rue pour accéder à la 
réunion, qui se tenait à Burlingame, au sud de San Francisco. 
"En fait, c'est comme si je traversais la frontière." 
    A un moment, les manifestants, qui, pour certains, agitaient 
des drapeaux mexicains, ont tenté de forcer les barrières de 
sécurité à l'hôtel. Les policiers les ont fait sortir à coups de 
matraque. 
    Jeudi déjà, des manifestants avaient exprimé leur 
désapprobation devant le lieu d'un meeting de Donald Trump à 
Costa Mesa et avaient bloqué la circulation. La vitre d'une 
voiture de police avait été brisée. Une vingtaine de personnes 
ont été interpellées. 
    Les manifestations ne sont pas rares à l'occasion des 
meetings du milliardaire, dont les propos sur l'immigration 
illégale suscitent de nombreuses réactions. Le mois dernier, ses 
équipes avaient dû abandonner une réunion à Chicago entre ses 
partisans et des opposants. 
     
    PAR LA PORTE DE DERRIÈRE 
    Le candidat à l'investiture républicaine accuse le Mexique 
de laisser les trafiquants de drogue et les violeurs traverser 
la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il a promis 
d'ériger un mur à la frontière et de faire payer sa construction 
au Mexique. 
    Vendredi, Donald Trump s'est dit sur le point d'obtenir les 
1.237 délégués nécessaires pour être nommé candidat officiel du 
Grand Old Party à la présidentielle. Il a appelé le parti à se 
rassemblée derrière lui. Mais il a dit pouvoir remporter la 
Maison blanche sans cela si nécessaire. 
    "Il faut qu'il y ait unité", a-t-il lancé. "Cela dit, est-ce 
que je gagnerai, puis-je gagner sans cela ? Honnêtement, je le 
pense." Il a été applaudi, mais pas aussi chaleureusement que 
lors des meetings habituels. 
    Vendredi également, le grand rival de Donald Trump, le 
sénateur Ted Cruz du Texas, a obtenu le soutien du gouverneur de 
l'Indiana, Mike Pence, dans un ultime effort pour faire échec à 
la victoire annoncée du promoteur. Donald Trump est donné 
vainqueur par les sondages pour la primaire de l'Indiana, qui a 
lieu la semaine prochaine. 
    La primaire en Californie est prévue le 7 juin.  
    Après son discours à Burlingame, Donald Trump est reparti 
par la porte de derrière, comme il était arrivé. 
    Le gouverneur de l'Ohio John Kasich, le troisième candidat à 
l'investiture républicaine, a pris ses distances par rapport à 
ce qu'il a qualifié de campagne de division jouant sur les peurs 
des électeurs. 
    "Un pays divisé, polarisé, cela m'inquiète", a déclaré John 
Kasich. "Il ne faut pas qu'il en soit ainsi."    
 
 (Avec Doina Chiacu et Timothy Ahmann à Washington et Brendan 
O'Brien à Milwaukee; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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