USA-Des réformes à Ferguson pour lutter contre la discrimination

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KANSAS CITY, 6 mars (Reuters) - La ville de Ferguson, dans le Missouri, où la mort d'un jeune Noir tué par un policier blanc a déclenché des émeutes l'an dernier, a licencié trois employés municipaux et lancé un plan de réformes pour combattre les discriminations, a annoncé son maire vendredi. Michael Brown, 18 ans, a été abattu le 9 août dernier dans cette banlieue de St Louis, alors qu'il était désarmé, par un policier blanc, Darren Wilson. Un grand jury ayant décidé de ne pas poursuivre le policier, une enquête avait ensuite été diligentée au niveau fédéral. Le département américain de la Justice n'a finalement pas retenu de charges contre Wilson mais a estimé, dans un rapport publié mercredi, que des réformes de fond étaient nécessaires au sein de la police de Ferguson et du système judiciaire local, en raison des préjugés raciaux systématiques de certains de leurs employés. Il a été reproché aux trois employés licenciés, qui travaillaient avec la police et les services judiciaires municipaux, d'avoir eu dans l'exercice de leurs fonctions des pratiques discriminatoires fondées sur l'origine ethnique des personnes. Ces pratiques sont détaillées dans le rapport du département de la Justice, a précisé le maire de Ferguson, James Knowles. ID:nL5N0W7024 Le département de la Justice a dit avoir découvert des pratiques endémiques au sein de la police de Ferguson, les policiers ayant tendance à davantage arrêter les Noirs et à leur infliger plus souvent des contraventions. Le rapport du département de la Justice évoque aussi des cas d'usage excessif de la force et d'interpellations sans fondement juridique. Le maire a annoncé qu'un consultant allait travailler avec la police. La municipalité a prévu une réunion avec des représentants du département de la Justice dans quinze jours pour parler des réformes, a précisé le maire qui a dit espérer que les deux parties parviendront à une transaction à l'amiable évitant de porter l'affaire en justice. Le maire n'a pas voulu dire si la démission du chef de la police, Tom Jackson, très décrié, était envisagée. "Nous regardons où se trouvent les dysfonctionnements et ensuite nous procéderons, le cas échéant, à des changements", a déclaré James Knowles. (Carey Gillam; Danielle Rouquié pour le service français)

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