USA-Des parlementaires veulent approfondir l'enquête sur Flynn

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 (Actualisé avec article du New York Times) 
    par Richard Cowan et Steve Holland 
    WASHINGTON, 15 février (Reuters) - Plusieurs parlementaires 
américains, dont des élus influents du Parti républicain, 
souhaitent une enquête approfondie sur les relations entre la 
Maison blanche et la Russie après la démission du conseiller 
présidentiel à la sécurité nationale Michael Flynn. 
    Flynn a été contraint de quitter l'équipe de Donald Trump, 
seulement trois semaines après l'entrée en fonction du président 
des Etats-Unis, en raison de révélations sur une conversation 
qu'il a eue avec l'ambassadeur russe à Washington, avant 
l'investiture de l'homme d'affaires, sur une éventuelle levée 
des sanctions contre Moscou. 
    Donald Trump a demandé la démission de son conseiller quand 
il a senti que sa confiance en Flynn s'était érodée au point de 
nécessiter un changement de personne, a expliqué le porte-parole 
de la Maison blanche, Sean Spicer, mardi. Il a ensuite indiqué 
que la présidence espérait trouver un remplçant cette semaine. 
    La démission de Flynn provoque de nouvelles turbulences dans 
l'administration américaine qui accumule les revers, les 
critiques et les problèmes de fonctionnement en interne depuis 
l'arrivée de Trump à la présidence. 
    Selon le New York Times, plusieurs membres de l'équipe de 
campagne de Donald Trump ont eu des contacts avec des 
responsables des renseignements russes avant l'élection du 8 
novembre. Le quotidien précise n'avoir toutefois découvert aucun 
élément permettant de prouver une quelconque collusion visant à 
perturber le déroulement de l'élection. 
    La retranscription de la conversation entre Flynn et 
l'ambassadeur Sergueï Kislyak montre que la question de la levée 
des sanctions a bien été abordée entre les deux hommes 
lorsqu'ils se sont entretenus fin décembre, a dit un responsable 
américain. 
    Flynn a quitté ses fonctions quelques heures après que le 
département de la Justice a indiqué avoir mis en garde la 
présidence depuis plusieurs semaines sur une vulnérabilité au 
chantage du conseiller en raison de ses entretiens avec Kislyak. 
    "Le peuple américain a le droit de savoir aux ordres de qui 
le général Flynn obéissait lorsqu'il a passé ces coups de fil et 
pourquoi la Maison blanche a attendu que ces informations soient 
publiques pour agir", a déclaré le démocrate Mark Warner, 
vice-président de la commission sénatoriale du Renseignement. 
     
    TRUMP VISÉ INDIRECTEMENT 
    Pour le sénateur démocrate Chris Coons, cette affaire ne se 
résume pas seulement à Michael Flynn. "Que savait le président 
Trump ? Que savait-il et depuis quand le savait-il ?" s'est 
interrogé Coons sur la chaîne MSNBC, reprenant la fameuse 
question posée lors du scandale du Watergate qui a conduit à la 
démission de Richard Nixon en 1974. 
    Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Charles Schumer, 
a demandé une enquête indépendante ayant la compétence d'engager 
des poursuites pénales, ajoutant que cette investigation ne 
devrait pas être conduite par l'Attorney General Jeff Sessions 
ou par les avocats de la Maison blanche. 
    Deux sénateurs républicains, Bob Corker et John Cornyn, 
appartenant à la commission du Renseignement, ont estimé qu'une 
enquête devait être menée pour déterminer la nature des contacts 
de Flynn, un ancien agent des services de renseignement, avec la 
Russie. 
    Corker a jugé que Flynn devrait témoigner lors d'une 
audition parlementaire. Le sénateur républicain Roy Blunt a 
indiqué à une radio de St. Louis qu'une commission doit entendre 
Flynn "très prochainement" dans le cadre de l'enquête sur les 
tentatives russes d'influencer l'élection présidentielle 
américaine. 
    La démission de Michael Flynn, ardent partisan d'une 
attitude conciliante à l'égard de la politique de Vladimir 
Poutine, pourrait entraver les efforts de Donald Trump pour 
opérer un rapprochement avec le maître du Kremlin comme il 
affirme vouloir le faire. 
    "La démission du général Flynn soulève également des 
questions sur les intentions de l'administration Trump à l'égard 
de la Russie de Vladimir Poutine", a commenté le sénateur John 
McCain. 
    Embarrassé par cette nouvelle affaire, Donald Trump a tenté 
de jouer la carte de la diversion en focalisant l'attention sur 
les fuites qui touchent son administration. "La vraie question 
est pourquoi il y a autant de fuites illégales émanant de 
Washington ?" a-t-il écrit sur son compte Twitter. 
    Dans sa lettre de démission, Flynn a paru endosser seul la 
responsabilité de l'affaire, reconnaissant "avoir informé par 
mégarde de manière incomplète le président-élu et d'autres sur 
ses entretiens téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie". 
 
 (Pierre Sérisier et Nicolas Delame pour le service français) 
 
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