USA/Débat républicain-Trump attaqué sur la Syrie et l'immigration

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par Steve Holland et Emily Stephenson MILWAUKEE, Wisconsin, 11 novembre (Reuters) - Les prétendants à l'investiture républicaine pour l'élection à la Maison blanche s'en sont pris mardi, lors de leur quatrième débat télévisé, aux positions de Donald Trump, sur la Syrie et sur le président russe Vladimir Poutine, les jugeant simplistes et irréalistes, Jeb Bush allant jusqu'à dire que le magnat de l'immobilier ne comprenait pas "comment marche le monde réel". Donald Trump, qui fait depuis des mois la course en tête pour les primaires républicaines, même s'il est rejoint depuis peu par un autre prétendant, Ben Carson, a salué l'action de Vladimir Poutine contre le groupe djihadiste Etat islamique et déclaré qu'il le soutenait "à 100%" à cet égard, ajoutant que les Etats-Unis ne pouvaient pas continuer d'être le gendarme du monde. Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride, a accusé le magnat de l'immobilier de ne pas comprendre les données du conflit syrien, estimant qu'il "se trompe dans ce domaine". "Nous ne serons pas le gendarme du monde, mais une chose est certaine, nous ferions mieux d'être les leaders mondiaux". Pour Jeb Bush, Donald Trump considère la question syrienne comme un jeu de société. "C'est comme une partie de Monopoly ou d'un jeu de ce genre. Mais ce n'est pas de cette façon que le monde réel fonctionne!" TRUMP ATTAQUÉ SUR L'IMMIGRATION Lors de cet exercice de deux heures, Jeb Bush a bien tiré son épingle du jeu, après avoir été éclipsé durant les trois débats précédents et avoir vu les intentions de vote en sa faveur reculer chez les républicains. Cette bonne performance pourrait permettre à Jeb Bush de prendre un nouvel élan dans cette imprévisible campagne pour les primaires du Grand Old Party. Le prochain grand rendez-vous sera le débat entre prétendants à l'investiture le 15 décembre, à Las Vegas. Ce mercredi, Jeb Bush doit se rendre dans l'Iowa, l'Etat où se déroulera le 1er février le premier scrutin des primaires. "Jeb Bush s'est bien amélioré. Au minimum, cela lui donne du temps pour se relancer, tenter de progresser", a déclaré Fergus Cullen, ancien président du Parti républicain dans le New Hampshire. D'autres candidats à l'investiture ont pris pour cible Donald Trump et ses prises de position et notamment son empathie pour Vladimir Poutine. "M. Trump devrait savoir que nous ne devons parler à personne en position de faiblesse", a attaqué Carly Fiorina. "Je n'ai jamais rencontré Vladimir Poutine, mais j'en sais assez sur lui pour comprendre que c'est un bandit", a déclaré le sénateur de Floride Marco Rubio. Trump a également été attaqué sur ses projets concernant l'immigration, qui prévoient la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique et l'arrestation et l'expulsion d'immigrants sans papiers. (Eric Faye pour le service français)

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