USA - Croissance nettement moins forte que prévu au T2

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    * Le PIB en hausse de 1,2% en rythme annualisé au T2 contre 
un consensus de +2,6% 
    * La croissance du T1 ramenée à 0,8% contre +1,1% 
précédemment 
    * Premier recul des stocks des entreprises depuis 2011 
    * La consommation des ménages bondit cependant de 4,2% au T2 
 
 (Atualisé avec détails, réaction des marchés financiers) 
    par Lucia Mutikani 
    WASHINGTON, 29 juillet (Reuters) - La croissance américaine 
a été nettement moins soutenue que prévu au deuxième trimestre, 
sous le coup notamment d'une première diminution des stocks des 
entreprises depuis 2011. 
    Ceci étant dit, le bond de la consommation des ménages sur 
la période atteste d'une bonne santé sous-jacente de la première 
puissance économique mondiale. 
    Selon des données publiées vendredi par le département du 
Commerce, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1,2% en 
rythme annualisé sur la période avril-juin alors que les 
économistes interrogés par Reuters avaient anticipé sur la 
période une croissance de 2,6%. 
    En outre, la hausse du PIB du premier trimestre a été 
révisée à la baisse, à +0,8%, contre +1,1% précédemment estimé. 
    Le total des stocks accumulés par les entreprises a reculé 
de 8,1 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, soit sa 
première baisse depuis le troisième trimestre 2011, alors qu'il 
avait augmenté de 40,7 milliards au premier trimestre. 
    Si la diminution de ces stocks pèse sur le PIB du seul 
deuxième trimestre, cette évolution est plutôt de bon augure 
pour le reste de l'année puisqu'elle annonce une vraisemblable 
accélération de la hausse de production à court terme. 
    La Réserve fédérale a par ailleurs estimé mercredi que les 
risques pesant sur les perspectives économiques des Etats-Unis 
avaient diminué. 
    "Une fois pris en compte l'effet de l'ajustement des stocks, 
le rythme de croissance sous-jacent présente mieux que le 
chiffre officiel", a noté Chris Williamson, économiste chez HIS 
Markit. 
    Hors les stocks, qui ont ont amputé le PIB de 1,16 point de 
pourcentage, la croissance du deuxième trimestre ressort en 
effet à 2,4%. 
     
    LA CONSOMMATION DEVRAIT RESTER SOUTENUE AU SECOND SEMESTRE 
    La consommation des ménages, qui représente plus des deux 
tiers de l'activité économique américaine, a bondi de 4,2% sur 
le deuxième trimestre, soit sa progression la plus soutenue 
depuis le dernier trimestre 2014. 
    Même s'il est peu probable que la hausse de la consommation 
des ménages se  poursuive à un tel rythme, elle devrait 
néanmoins rester vigoureuse d'ici la fin de l'année au vu de 
l'amélioration du marché du travail, de l'augmentation du prix 
des logements et d'un taux d'épargne plus élevé. 
    A la suite de la publication des chiffres du PIB, l'indice 
dollar  .DXY  reculait  de plus de 1%, avec notamment un recul 
de 2,5% du billet vert face au yen, la devise japonaise étant 
pour sa part soutenue par les nouvelles mesures 
d'assouplissement monétaire prises par la Banque du Japon. 
    Pour certains économistes, les chiffres de croissance moins 
bons que prévu diminuent les chances de voir la Réserve fédérale 
relever ses taux d'intérêt en septembre. 
    Wall Street est en léger repli, surtout sous le coup du 
recul des actions Exxon Mobil  XOM.N  et Chevron  CVX.N , les 
deux géants du pétrole américains ayant annoncé des résultats 
trimestriels inférieurs aux attentes. 
    Parmi les autres indicateurs macro-économiques du jour 
figurent, d'une part, l'estimation définitive de l'indice de 
confiance de l'université du Michigan, ressortie à 90,0, contre 
89,5 en première estimation et 93,5 en juin. 
    D'autre part, la croissance de l'activité manufacturière 
dans la région de Chicago a ralenti moins que prévu en juillet 
après avoir progressé le mois précédent à son rythme le plus 
soutenu depuis 18 mois, montre l'enquête mensuelle auprès des 
directeurs d'achat. 
    L'indice PMI de Chicago est resté pour le deuxième mois de 
suite au-dessus de la barre des 50, qui sépare la croissance de 
la contraction de l'activité économique, en ressortant à 55,8 ce 
mois-ci contre 56,8 en juin et 49,3 en mai. Les économistes 
interrogés par Reuters avaient anticipé un indice à 54,0. 
 
 (Benoit Van Overstraeten pour le service français) 
 

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