USA-Croissance au quatrième trimestre revue en hausse à +1,0%

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 (Actualisé avec précisions) 
    WASHINGTON, 26 février (Reuters) - La croissance de 
l'économie américaine a été de 1,0% en rythme annualisé au 
quatrième trimestre 2015, montre une deuxième estimation publiée 
vendredi par le département du Commerce. 
    Ce chiffre confirme un ralentissement après une progression 
du produit intérieur brut (PIB) de 2% au troisième trimestre 
mais il est meilleur qu'une première estimation à +0,7% et que 
la hausse de 0,4% attendue par les économistes interrogés par 
Reuters. 
    Wall Street a ouvert en hausse, le dollar a accentué ses 
gains et les prix des Treasuries ont baissé après la publication 
de ces chiffres. 
    La croissance de la première économie du monde a souffert 
sur les trois derniers mois de 2015 d'un nouvel effet de stocks 
négatif et d'un commerce extérieur pénalisé par la vigueur du 
dollar et la faiblesse de la conjoncture mondiale. 
    L'activité économique a également été tirée vers le bas par 
une météo inhabituellement clémente qui a pesé sur la demande 
d'énergie et d'équipements hivernaux.  
    La chute des cours du pétrole a par ailleurs conduit les 
entreprises pétrolières à diminuer leurs investissements. 
    La deuxième estimation du PIB est meilleure que la première, 
notamment parce que l'évaluation des stocks accumulés par les 
entreprises a été révisée à la hausse, à 81,7 milliards de 
dollars contre 68,6 milliards en première estimation. 
    Les stocks ont ainsi amputé le PIB de 0,14 point de 
pourcentage contre 0,45 point en première estimation. 
    Le niveau élevé des stocks est une mauvaise nouvelle pour le 
PIB du premier trimestre 2016 parce qu'il signifie moins de 
nouvelles commandes et donc une entrave à la production. 
    Le déficit commercial a également pesé moins que prévu sur 
le PIB, de 0,25 point de pourcentage contre 0,47 point en 
première estimation. 
    Les estimations de croissance pour le premier trimestre vont 
jusqu'à 2,5%. 
    Le resserrement du marché du travail ainsi que la hausse 
progressive des salaires et des prix de l'immobilier stimulent 
les dépenses des ménages et laissent la porte ouverte à de 
nouvelles hausses de taux par la Réserve fédérale. 
     Mais les risques baissiers existent également pour la 
croissance, liés notamment au ralentissement mondial, à un 
dollar fort et aux turbulences sur les marchés financiers 
pourraient peser sur le PIB.  
     
    Tableau de la statistique   
    Les indicateurs américains en temps réel  ECONUS  
 
 (Lucia Mutikani; Patrick Vignal pour le service français) 
 
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