USA-Clinton veut mieux encadrer l'industrie pharmaceutique

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LITTLE ROCK, Arkansas, 22 septembre (Reuters) - Hillary Clinton, prétendante à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de l'an prochain, va proposer mardi de plafonner à 250 dollars (225 euros) par mois le coût des médicaments sur ordonnance pour les patients, afin de mettre un terme à ce qu'elle présente comme "les profits excessifs" des laboratoires pharmaceutiques. Cette mesure limiterait ce que les compagnies d'assurance peuvent laisser à la charge d'un patient souffrant d'une maladie chronique ou grave. Hillary Clinton avait évoqué le sujet dès lundi après un article du New York Times relatant comment Turing Pharmaceutical, une société de biotechnologies, avait porté du jour au lendemain de 13,50 à 750 dollars par dose le prix du Daraprim, un traitement ancien d'une dangereuse infection parasitaire, après en avoir racheté les droits. Les commentaires de la prétendante à la Maison blanche sur les prix "honteux" de certains médicament avaient fait baisser les valeurs du secteur des biotechnologies, comme Biogen BIIB.O ou Gilead Sciences GILD.O , lundi. Hillary Clinton devrait dévoiler mardi, lors d'une réunion de campagne dans l'Iowa, un projet visant aussi à encourager le développement et la prescription de médicaments génériques. L'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama estime en outre que l'Etat fédéral pourrait économiser des milliards de dollars en interdisant aux entreprises pharmaceutiques de déduire leurs dépenses de marketing et de publicité en direction du grand public. Son équipe de campagne explique que les principales entreprises pharmaceutiques du pays réalisent 80 à 90 milliards de dollars de bénéfices par an, avec des marges supérieures à celles d'autres secteurs, alors que le citoyen américain moyen peine souvent à payer ses médicaments. Hillary Clinton affiche également son intention d'interdire les accords dits "pay-for-delay", par lesquels le titulaire d'un brevet peut payer le fabricant d'une version générique de son médicament pour tenir celui-ci à l'écart du marché, parfois pendant plusieurs années. Elle souhaite en outre que Medicare, le programme fédéral d'assurance santé destiné aux personnes âgées, soit habilité à négocier les prix des médicaments avec les laboratoires pharmaceutiques. Les consommateurs pourraient quant à eux être autorisés à acheter des médicaments à l'étranger à condition que les normes de sécurité sanitaire soient respectées, a expliqué son équipe de campagne. (Amanda Becker; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)


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