USA-Carly Fiorina sonne la charge contre Donald Trump

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(Actualisé tout du long) par Steve Holland et Erin McPike SIMI VALLEY, Californie, 17 septembre (Reuters) - L'ancienne directrice générale de Hewlett-Packard Carly Fiorina s'est distinguée mercredi lors du deuxième débat télévisé entre candidats à l'investiture républicaine pour la présidentielle de 2016 aux Etats-Unis en sonnant la charge contre Donald Trump, le favori des sondages. L'ex-patronne du groupe informatique a vu sa cote progresser depuis le premier débat télévisé, organisé en août dans l'Ohio. Elle avait alors été reléguée en "deuxième division", dans le débat entre prétendants les moins bien notés dans les sondages, mais avait impressionné. Elle était cette fois confrontée aux principaux prétendants. Trump l'a prise récemment pour cible, moquant son physique dans les colonnes du magazine Rolling Stone. "Regardez-moi ce visage. Qui voterait pour elle ?", a déclaré la semaine dernière le magnat de l'immobilier. ID:nL5N11G04G Ces propos contre la seule femme à briguer l'investiture républicaine lui ont valu mercredi une virulente riposte de l'intéressée. "Je pense que toutes les femmes de ce pays ont entendu très clairement ce que M. Trump à dit", a déclaré Carly Fiorina sous les applaudissements. "Je pense qu'elle a très joli visage et qu'il s'agit d'une très jolie femme", a tenté de rectifier Donald Trump. L'échange verbal a été le plus commenté de la soirée sur les réseaux sociaux. Le site internet de CNN, qui suivait le débat en direct, a atteint un pic de 920.000 visiteurs uniques au bout de 90 minutes environ, à mi-chemin de l'émission, ce qui constitue un record pour un débat des primaires. "Pourquoi devrions nous vous faire confiance", a poursuivi Carly Fiorina, rappelant que quatre des entreprises qu'il a dirigées ont déposé le bilan. Attaqué de toutes parts, le magnat de l'immobilier, favori dans les sondages, a fait valoir son expérience des affaires et s'en est notamment pris à Rand Paul, dont il a moqué l'allure, ainsi qu'à George Pataki, gouverneur de l'Etat de New York, qui, selon lui, "ne pourrait même pas être élu à la tête de la fourrière municipale". "PLUS D'ÉNERGIE CE SOIR ?" Jeb Bush, l'une des cibles privilégiées de Donald Trump qui moque souvent son "manque d'énergie", lui a pour sa part reproché ses amitiés dans le camp démocrate et ses tentatives pour investir dans l'industrie du jeu en Floride. "Il a demandé à avoir un casino en Floride et nous avons dit non", a-t-il expliqué. "C'est faux, Jeb", a rétorqué Trump. Et d'ajouter: "Plus d'énergie ce soir ? J'aime ça !" Concernant Rand Paul, distancé dans les sondages, Donald Trump l'a jugé complètement hors course et le sénateur du Kentucky a riposté en dénonçant ses remarques de "bas étage" sur l'apparence de ses rivaux. "Je ne l'ai jamais attaqué sur son allure, et, croyez-moi, il y aurait pourtant à redire", a repris Trump. Regrettant le ton "potache" du débat, Chris Christie, gouverneur du New Jersey, a invité les candidats à prendre un peu de hauteur. Onze des seize prétendants étaient sur le plateau, installé à la bibliothèque Ronald Reagan de Simi Valley, en Californie. Parmi eux figuraient Scott Walker, Ted Cruz, Marco Rubio, Mike Huckabee et John Kasich. Selon un sondage Reuters/Ipsos, Trump est en tête avec 32% d'intentions de vote. Il devance le neurochirurgien Ben Carson, crédité de 15%. Jeb Bush pointe en troisième position avec 9%. (Jean-Philippe Lefief et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • charleco le jeudi 17 sept 2015 à 09:13

    Vous imaginez ce type à la tête des USA? Il y a de quoi frissonner...