USA-Accord du Congrès à des livraisons d'armes en Syrie

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(Actualisé avec Obama, précisions, réaction) WASHINGTON, 18 septembre (Reuters) - Les sénateurs américains ont approuvé jeudi à une large majorité le projet de Barack Obama visant à armer et à former les rebelles syriens modérés qui combattent l'Etat islamique. Le texte, adopté la veille à la Chambre des représentants, a été approuvé par 78 voix contre 22. Il entrera en vigueur une fois promulgué par le président, qui s'est félicité de son adoption. "Le fort soutien bipartisan du Congrès à ce nouvel effort de formation montre que les Américains sont unis face à la menace de l'EIIL, qui a exécuté tant d'innocents", a souligné le président, qui a proposé la semaine dernière de former une vaste coalition pour les éradiquer. "Plus de 40 Etats, dont des pays arabes, ont désormais accepté de participer à cette coalition. "Comme je vous l'ai dit hier, nous pouvons nous associer à nos alliés et à nos partenaires pour détruite l'EIIL sans envoyer des forces américaines livrer une nouvelle guerre terrestre au Moyen-Orient", a ajouté Barack Obama, utilisant l'acronyme de l'ancien nom du mouvement (Etat islamique en Irak et au Levant). Dix sénateurs démocrates et 12 républicains se sont prononcés contre le texte. Présenté sous la forme d'un amendement au budget, il ne fournit aucun détail sur les livraisons d'armes ni sur la formation des combattants, ce que certains élus ont regretté. Il ne parle pas non plus des 500 millions de dollars que la Maison blanche juge nécessaires pour mener la mission à bien. Le projet, qui autorise les Etats-Unis à aider les rebelles jusqu'au 11 décembre, a été rédigé rapidement pour permettre à Barack Obama d'agir au plus vite en évitant un débat sur le volet financier. Certains élus ont déploré qu'un "war vote" fasse partie des mesures budgétaires. D'autres ont dit craindre que l'aide aux rebelles ne mène à une implication plus directe dans les conflits syrien et irakien ou que les armes livrés à l'opposition ne tombent entre de mauvaises mains. "Je crains que les combattants que nous formons ne se focalisent sur ce qui les motive vraiment, c'est à dire l'éviction (du président syrien Bachar al) Assad, pas sur la lutte contre l'EIIL", a commenté la sénatrice républicaine Susan Collins, membre de la commission du Renseignement. (Richard Cowan, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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