USA 2016-Trump s'interroge sur l'engagement envers l'Otan-presse

le
3
    21 juillet (Reuters) - Le candidat républicain à la 
présidence des Etats-Unis, Donald Trump, s'interroge sur 
l'engagement de Washington de défendre systématiquement les pays 
membres de l'Otan qui seraient attaquées, une position conforme 
à sa politique dite d'"America First" (l'Amérique d'abord), 
écrit le New York Times. 
    Répondant à une question du quotidien sur une éventuelle 
agression des pays baltes, Donald Trump a répondu que si Moscou 
les attaquait, il ne déciderait d'un éventuel soutien américain 
qu'après avoir vérifié si ces pays "ont respecté leurs 
obligations envers nous". 
    "S'ils respectent leurs obligations envers nous, la réponse 
est oui", a-t-il ajouté. 
    Il a également expliqué que s'il est élu président, il 
obligera les pays alliés des Etats-Unis à assumer une partie des 
dépenses de défense que Washington supporte seul depuis des 
décennies, il dénoncera des traités jugés défavorables et il 
redéfinira la notion de pays partenaire des Etats-Unis. 
    "Je préfèrerais être en mesure de continuer" à appliquer les 
accords existants, a-t-il dit, ajoutant qu'il ne le ferait 
cependant que si les pays alliés cessent de profiter de ce qu'il 
présente comme les largesses américaines, écrit le New York 
Times. 
    Le porte-parole de la candidate démocrate, Hillary Clinton, 
pour les affaires étrangères, Jake Sullivan, a réagi en 
déclarant dans un communiqué: "Trump a visiblement conclu que 
l'Amérique n'avait pas l'autorité morale nécessaire pour 
promouvoir nos intérêts et nos valeurs dans le monde entier". 
    David Corn, chef du bureau de Washington du site 
d'information Mother Jones, a déclaré sur Twitter que Paul 
Manafort, le directeur de campagne de Donald Trump, lui avait 
affirmé que les propos du candidat avaient été déformés. 
    Reuters n'est pas parvenu à joindre les responsables de la 
campagne de Trump pour obtenir un commentaire mercredi soir.  
    Donald Trump exprime depuis plusieurs mois ses doutes sur 
les coûts que les Etats-Unis consacrent à l'Otan, une 
organisation qui doit selon lui être reconfigurée pour prendre 
en compte les nouvelles menaces internationales. 
    Son discours a déjà suscité l'inquiétude dans certains pays 
membres de l'Otan. 
    Dans l'entretien publié par le New York Times, le candidat 
républicain déclare également que s'il est élu, il n'exercera 
aucune pression sur la Turquie ou sur des pays alliés dotés d'un 
régime autoritaire au sujet de la répression des opposants 
politiques ou de restrictions des libertés individuelles. 
    Les Etats-Unis, a-t-il ajouté, doivent "régler leurs propres 
problèmes" avant d'essayer d'influencer la politique d'autres 
pays.  
    "Je ne crois pas que nous ayons le droit de donner des 
leçons", a-t-il dit. "Regardez ce qui se passe dans notre pays. 
Comment pouvons nous donner des leçons quand des gens tirent de 
sang-froid sur des policiers ?" 
     
 
 (Brendan O'Brian; Marc Angrand pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • newwin il y a 11 mois

    il est urgent que la france sorte de l otan

  • charleco il y a 11 mois

    Il va présenter la facture pour notre asservissement à l'OTAN. L'occupant se fait rembourser ses frais d'occupation... Non seulement le risque de guerre est installé chez nous, mais en plus, on n'est même pas sûrs d'être défendus. En outre, nous avons le TAFTA au-dessus de la tête.

  • aerosp il y a 11 mois

    Le monde va-t- redevenir normal et mettre à la poubelle nos dirigeants actuels