USA 2016-Trump s'attaque à Clinton sur le terrain de la féminité

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    par Doina Chiacu et Megan Cassella 
    WASHINGTON, 28 avril (Reuters) - Donald Trump s'est risqué 
sur un terrain politiquement difficile, cette semaine, en 
affirmant qu'Hillary Clinton ne serait pas si populaire si elle 
n'appartenait pas à la gent féminine.  
    En brisant ce tabou, le favori de la course à l'investiture 
républicaine semble décidé à en découdre avec sa probable rivale 
démocrate, ce qui promet une campagne d'autant plus virulente 
que le camp adverse se dit prêt à rendre coup pour coup.  
    "Continuez à parler, Donald Trump. Continuez à parler... 
Chaque fois qu'il ouvre la bouche, l'aversion des femmes à son 
égard progresse un peu plus", a commenté Debbie Wasserman 
Schultz, présidente de la commission nationale du Parti 
démocrate.  
    Le magnat de l'immobilier, qui s'est encore rapproché de 
l'investiture mardi à l'occasion d'une nouvelle série de 
primaires dans le Nord-Est, n'est effectivement pas très 
apprécié des Américaines et beaucoup, dans les rangs démocrates 
comme républicains, l'ont taxé de sexisme après ses propos 
insultants au sujet de la journaliste de Fox News Megyn Kelly ou 
de son ex-rivale Carly Fiorina.   
    Cette dernière, qui s'est retirée en février de la course à 
l'investiture, est devenue mercredi la colistière de Ted Cruz, 
adversaire le plus sérieux du milliardaire new-yorkais 
 .  
     
    "QUE M. TRUMP SOIT M. TRUMP" 
    Selon un sondage Ipsos-Reuters réalisé en avril, les deux 
tiers des femmes ont une opinion défavorable de Donald Trump.  
    Pour Renee Ellmers, députée de Caroline du Nord, ce déficit 
de popularité n'est pas irréversible s'il fait le nécessaire. 
"C'est une élection différente des autres. Pour moi, elle rompt 
toutes les règles. Elle va à l'encontre de tous les livres 
d'histoire et des autres scrutins", souligne-t-elle.  
    Selon son état-major de campagne et ses partisans, les 
propos de Donald Trump au sujet d'Hillary Clinton entrent dans 
le cadre d'une stratégie délibérée en vue de leur probable duel 
et il n'a aucune intention de se plier aux règles 
traditionnelles des campagnes électorales.  
    "Quand on l'attaque, il riposte. La campagne sera placée 
sous le mot d'ordre en vigueur depuis le premier jour : que M. 
Trump soit M. Trump", résume Corey Lewandovski, son directeur de 
campagne, dans un entretien accordé à Reuters.  
    Réagissant aux propos du milliardaire à son sujet, 
l'ex-First Lady a semblé décidée à relever le gant.  
    "Si combattre pour la santé des femmes, pour les congés 
parentaux et pour l'égalité des salaires c'est jouer la carte de 
la féminité, et bien ça me va !", a-t-elle commenté après ses 
succès de mardi. 
    Malmenée par Bernie Sanders il y a quelques semaines, 
Hillary Clinton a creusé l'écart avec le sénateur du Vermont et 
n'est plus très loin des 2.383 délégués requis pour 
l'investiture démocrate. Selon les décomptes des médias 
américains, il ne lui en manquerait qu'un peu plus de 200. 
  
 
 (Avec Chris Kahn et Ginger Gibson, Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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