USA 2016-Trump promet d'enterrer l'accord de Paris sur le climat

le , mis à jour à 00:55
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 (Ajoute réactions, détails) 
    par Valerie Volcovici et Emily Stephenson 
    BISMARCK, Dakota du Nord, 27 mai (Reuters) - Donald Trump a 
promis jeudi d'enterrer l'accord de Paris sur le climat en 
révoquant les engagements pris par Barack Obama pour limiter le 
réchauffement s'il lui succède à la Maison blanche et d'appuyer 
le projet d'oléoduc Keystone XL et l'exploitation du pétrole de 
schiste pour assurer l'indépendance énergétique des Etats-Unis. 
    Dans son premier discours consacré à l'énergie, à Bismarck, 
dans le Dakota du Nord, plus gros producteur de pétrole de 
schiste du pays, le candidat à l'investiture du parti 
républicain a expliqué qu'il ferait de la domination mondiale 
des Etats-Unis dans le domaine de l'énergie "un objectif de 
politique étrangère et un objectif stratégique". 
    Pour ce faire, Donald Trump a promis de totalement déréguler 
le secteur de l'énergie et de favoriser le développement de 
l'exploitation du pétrole de schiste sans tenir compte des 
inquiétudes que suscite cette activité pour l'environnement. 
    "Si nous ne développons pas la fracturation hydraulique, 
nous resterons dépendants du Moyen-Orient pour notre énergie", 
a-t-il asséné, prenant le contre-pied de ses rivaux démocrates, 
Hillary Clinton et Bernie Sanders, qui plaident pour un 
développement des énergies renouvelables. 
    Les choses vont aller "bien plus mal" pour le secteur de 
l'énergie si Clinton est élue présidente, a-t-il prédit. 
    Trump s'est à l'inverse engagé à assouplir la réglementation 
du secteur pour permettre aux entreprises de forage et aux 
sociétés minières d'être plus compétitives et d'exploiter "le 
potentiel inimaginable" des Etats-Unis en matière d'énergie. 
    Les défenseurs de l'environnement ont jugé son discours 
"effrayant".  
    "La politique énergétique de Trump accélererait le 
changement climatique, protégerait les entreprises polluantes 
qui font des bénéfices en empoisonnant notre eau et notre air, 
et bloquerait la transition vers les énergies propres qui est 
nécessaire pour renforcer notre économie et protéger notre 
climat et notre santé", a déclaré Tom Steyer, un milliardaire 
engagé dans la défense de l'environnement.  
    Un représentant de l'industrie pétrolière s'est en revanche 
réjoui de son discours. "C'est simple. Si Trump gagne, les 
ouvriers de l'industrie pétrolière seront heureux. Si Clinton 
gagne, ils seront malheureux", a déclaré Derrick Alexander, un 
cadre de la société de services pétroliers Integrated 
Productions Services, qui a licencié 2.000 employés ces derniers 
mois.  
    Dans son discours, Donald Trump a estimé que le programme de 
Clinton était "la destruction d'emplois".      
     
    DÉRÉGULATION 
    "Il faut se débarrasser de certaines régulations", a martelé 
le magnat de l'immobilier à Bismarck. 
    "Le gouvernement fédéral doit se tenir à l'écart du secteur 
de l'énergie", a-t-il poursuivi en fustigeant les règles visant 
à limiter le réchauffement climatique adoptées en décembre lors 
de la Conférence des Nations unies sur le climat (COP21), règles 
qui vont, selon lui, "tuer l'emploi et le commerce". 
    "Je vais annuler l'accord de Paris sur le climat", a-t-il 
tonné. 
    Concernant l'oléoduc Keystone XL de TransCanada  TRP.TO , 
rejeté par Barack Obama en fin d'année dernière en raison des 
inquiétudes qu'il suscite pour l'environnement, Donald Trump a 
indiqué qu'il lui donnerait son feu vert mais en exigeant que 
les bénéfices reversés aux Etats-Unis soient plus élevés que ce 
qui était proposé. 
    "Je l'approuverais sans hésitation, à 100%, mais je voudrais 
un accord plus favorable", a-t-il insisté à propos de ce projet 
visant à transporter le pétrole canadien des sables bitumineux 
de l'Alberta jusque dans le sud des Etats-Unis. 
    Depuis le début de la campagne, le milliardaire s'attache à 
cultiver son image d'homme d'affaires qui saurait contraindre 
les partenaires des Etats-Unis à mettre la main au portefeuille, 
qu'il s'agisse du Mexique pour financer la construction d'un mur 
contre l'immigration clandestine ou de ses alliés de l'Otan pour 
assurer leur sécurité. 
    "Je veux qu'il (Keystone XL) soit construit, mais je veux 
une part des bénéfices", a-t-il poursuivi. "C'est ainsi que nous 
allons rendre l'Amérique riche à nouveau." 
 
 (Tangi Salaün et Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 

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  • delapor4 il y a 7 mois

    Une deuxième raison de voter pour lui. La première étant qu'avec "Killary" Clinton on est bon pour la 3ème guerre mondiale.