USA 2016-Trump plaide l'unité pour sortir de la polémique Khan

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    par Doina Chiacu 
    WASHINGTON, 3 août (Reuters) - Toujours empêtré dans 
l'affaire Khizr Khan, père d'un soldat musulman tué en Irak en 
2004, Donald Trump a enfourché mercredi le thème de l'unité 
alors que les critiques se multiplient dans le camp républicain 
pour dénoncer le nouveau dérapage du candidat à la Maison 
blanche. 
    "Il y a une grande unité dans ma campagne, peut-être encore 
plus grande qu'auparavant. Je veux tous vous remercier pour 
votre formidable soutien", écrit le milliardaire sur son compte 
Twitter mercredi. 
    Il en profite au passage pour égratigner sa rivale Hillary 
Clinton en ajoutant: "battons la malhonnête H!", la lettre 
majuscule désignant la candidate démocrate. 
    A l'évidence, Trump tente de reprendre l'initiative et de 
tourner la page sur l'une des polémiques les plus dommageables 
dans laquelle il s'est engagé depuis le début de sa campagne 
électorale il y a un an. 
    Le magnat de l'immobilier s'enlise depuis jeudi dernier dans 
une controverse avec la famille Khan, un couple d'origine 
pakistanaise, dont le fils a été tué par l'explosion d'une bombe 
alors qu'il servait dans l'US Army en Irak en 2004. 
( ID:nL8N1AI45K ) 
    Son équipe de campagne a en vain tenté de convaincre Donald 
Trump d'en finir avec la polémique. Le président de la 
Commission nationale républicaine, Reince Priebus, est furieux 
des propos tenus par l'homme d'affaires et lui a demandé à 
plusieurs reprises de changer d'attitude, rapporte la chaîne ABC 
News. 
    La chaîne ajoute que les caciques du Grand Old Party (GOP) 
examinent les moyens de remplacer Trump sur le ticket 
républicain pour la présidentielle du 8 novembre. L'information 
n'a pas été confirmée. 
    Mardi soir, Meg Whitman, directrice générale de Hewlett 
Packard et important soutien financier du GOP, a appelé à voter 
pour Hillary Clinton, qualifiant Donald Trump de "personnalité 
autoritaire" et de menace pour la démocratie. 
     
    CRITIQUES DÉPLACÉES 
    Dans un entretien au New York Times, Meg Whitman explique 
qu'il est temps "de placer le pays avant le parti". 
    Plusieurs dirigeants républicains, dont le président de la 
Chambre des représentants Paul Ryan et l'ancien candidat à la 
présidentielle, le sénateur John McCain, ont fustigé les propos 
de Donald Trump à l'adresse de la famille Khan. 
    Dans une intervention à la tribune de la convention 
nationale démocrate jeudi dernier, Khizr Khan avait apostrophé 
Donald Trump pour ses propos sur les musulmans et lui avait 
reproché de ne "rien avoir sacrifié pour son pays". 
    Les Khan sont une famille "Gold Star", expression qualifiant 
ceux qui ont perdu un enfant dans un conflit armé. Humayun Khan, 
ancien capitaine de l'armée américaine, est considéré comme un 
héros de guerre après son décès lors de la campagne d'Irak en 
2004. 
    Cette question de l'engagement militaire est un sujet 
particulièrement sensible aux Etats-Unis où une grande partie de 
l'électorat est animée par la fibre patriotique. 
    Même le gouverneur du New Jersey Chris Christie, allié de 
longue date de Trump et dont le nom avait circulé pour être 
candidat à la vice-présidence, a estimé que les attaques contre 
la famille Khan étaient déplacées. 
    Cette polémique a fait perdre à Donald Trump tout le 
bénéfice de son investiture lors de la convention nationale 
républicaine. En général, cette désignation s'accompagne d'une 
poussée dans les intentions de vote. L'effet semble avoir, cette 
fois, fait long feu. 
    Barack Obama, qui prend régulièrement un malin plaisir à 
moquer celui qui brigue sa place, a jugé mardi que Trump n'était 
pas digne de devenir président des Etats-Unis. L'hôte le Maison 
blanche a même interpellé la hiérarchie républicaine avec cette 
question : "pourquoi continuez-vous à le soutenir ?"   
( ID:nL8N1AK026 ) 
     
     
     
 
 (Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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  • franck8 il y a 6 mois

    Qu'il continue comme cela et il finira à sa juste place : les poubelles de l'Histoire.