USA 2016-Trump évacué lors d'un meeting dans le Nevada

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    par Emily Stephenson 
    RENO, Nevada, 6 novembre (Reuters) - Donald Trump a été 
évacué samedi soir par des agents de sécurité en plein meeting 
électoral à Reno, dans le Nevada, à la suite d'une fausse alerte 
liée à la présence dans l'assistance d'un républicain hostile au 
milliardaire new-yorkais. 
    Deux agents du Secret Service ont saisi l'homme d'affaires 
par les épaules pour l'emmener en coulisse pendant que des 
policiers se précipitaient sur un homme blanc situé parmi les 
premiers rangs de la foule. Ils l'ont maintenu face contre terre 
sur le sol pour le fouiller avant de l'évacuer, les mains 
immobilisées dans le dos, sous les objectifs des caméras de 
télévision. 
    Quelques instants plus tard, le manifestant anti-Trump 
quittait la salle sous escorte policière. Le candidat 
républicain, apparemment guère troublé par l'incident, est 
ensuite revenu sur scène pour reprendre son discours de 
campagne. "Personne n'a dit que cela serait facile pour nous, 
mais personne ne pourra nous arrêter", a-t-il dit. 
    Dans un communiqué, le Secret Service, chargé de la sécurité 
des présidents et des candidats à la présidence, a précisé que 
l'incident avait été déclenché lorsque quelqu'un dans 
l'assistance a crié "pistolet" mais a ajouté qu'aucune arme n'a 
été retrouvée. 
    Le magnat new-yorkais de l'immobilier a remercié dans un 
communiqué le Secret Service et la police de Reno et du Nevada 
pour leur professionnalisme. 
    L'homme interpellé a pour sa part été relâché dans la soirée 
après quelques heures d'interrogatoire. Il a confié à la chaîne 
de télévision locale KTVN-2 qu'il était un partisan du Parti 
républicain hostile à la candidature de Trump. 
    "Je suis venu avec cette pancarte (ndlr, marquée 
'Républicain anti-Trump') et je m'attendais à être sifflé, mais 
ce n'était qu'une pancarte", a dit Austyn Crites. 
    Il a expliqué que lorsqu'il a sorti sa pancarte, les gens 
autour de lui ont commencé à l'agresser et à le frapper et 
quelqu'un "crié au sujet d'un pistolet". Sur l'estrade, Trump 
avait remarqué un homme qu'il avait qualifié de chahuteur. 
Quelques secondes plus tard, des personnes proches de la scène 
commençaient à montrer du doigt une personne de l'assistance. 
    Austyn Crites dit avoir voulu, par son geste, illustrer le 
contraste entre Barack Obama, qui a appelé la veille la foule à 
respecter un manifestant qui venait de perturber un de ses 
meetings de soutien à Hillary Clinton en Caroline du Nord, et 
Donald Trump. 
    "Je voulais que les gens comprennent la différence", a-t-il 
poursuivi. "Je n'ai rien contre les partisans de Trump. Nous 
sommes tous enregistrés comme républicains et soutenons ensemble 
de nombreux candidats à différentes fonctions locales. Je suis 
en revanche gravement préoccupé par Trump." 
    L'incident s'est produit à trois jours de l'élection de 
mardi, alors que le candidat républicain et sa rivale démocrate 
Hillary Clinton se sont lancés dans un ultime marathon, 
enchaînant les apparitions dans les Swing States, ces Etats 
indécis où l'équilibre électoral entre démocrates et 
républicains varie d'un scrutin à l'autre et où se jouera 
l'issue de la bataille présidentielle.   
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur la présidentielle:   
 
 (Benoît Van Overstraeten et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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