USA 2016-Trump et Rubio poursuivent leurs échanges d'invectives

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 (Actualisé avec victoire de Clinton) 
    WASHINGTON, 28 février (Reuters) - Fort du soutien de Chris 
Christie, le gouverneur du New Jersey, le candidat à 
l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine 
Donald Trump a de nouveau pris pour cible samedi son principal 
rival, Marco Rubio, trois jours avant le "Super Tuesday" qui 
désignera plusieurs centaines de délégués pour la convention de 
juillet. 
    L'homme d'affaires milliardaire et le sénateur de Floride 
ont ainsi poursuivi l'échange d'insultes personnelles qui a 
débuté jeudi lors d'un débat télévisé et risque de continuer 
pendant plusieurs mois.  
    "La majorité des électeurs républicains ne veulent pas que 
Donald Trump soit notre candidat et (...) ils soutiendront 
celui, quel qu'il soit, qui restera debout pour le combattre et 
pour assurer que nous ne désignons pas un escroc", a dit Marco 
Rubio à des journalistes lors d'un déplacement en Georgie.  
    Donald Trump, qui s'exprimait devant son avion personnel 
dans l'Arkansas au côté de Chris Christie, a quant à lui 
reproché son insolence à Rubio.  
    "J'ai regardé ce poids léger de Rubio, un poids léger 
intégral (...) et sa nouvelle attaque, quand il me traite 
d'escroc", a-t-il dit. "Je suis tout sauf un escroc." 
    Trump a également moqué son adversaire sur sa performance 
lors des derniers débats républicains: "Je l'ai vu commencer à 
transpirer comme jamais je n'avais vu ça. Grâce à Dieu il a de 
grandes oreilles, les plus grandes oreilles que j'ai jamais 
vues, et elles le protégeaient." 
     
    "PAS AUSSI RICHE QU'IL LE DIT" 
    Rubio, qui a aussi critiqué le refus de Trump de rendre 
publics ses avis d'imposition, a publié les siens samedi 
après-midi et expliqué que Trump ne souhaitait pas le faire pour 
éviter d'avoir à montrer que sa fortune est moins 
impressionnante qu'il le prétend.  
    "Je crois que c'est dû en partie au fait qu'il n'est pas 
aussi riche qu'il le dit", a-t-il déclaré.  
    Ted Cruz a également rendu publics ses avis d'imposition 
samedi, accentuant la pression sur Trump. 
    La compétition est moins acerbe dans le camp démocrate, qui 
a vu Hillary Clinton remporter une victoire écrasante face à 
Bernie Sanders samedi la primaire de Caroline du Sud.  
    C'est le troisième succès en quatre consultations pour 
l'ex-l'ex-secrétaire d'Etat, qui était donnée largement favorite 
dans cet Etat où les Noirs représentent une part importante de 
la population.  
    Cette victoire plus éclatante que prévu, dans un Etat qui 
lui avait largement préféré Barack Obama en 2008, conforte 
Clinton en vue du "Super Tuesday", mardi, lorsqu'une douzaine 
d'Etats du pays désigneront leurs délégués, aussi bien côté 
démocrate que côté républicain, pour les conventions des deux 
grands partis, qui auront lieu en juillet. 
    Parmi les Etats qui voteront mardi figure le Texas, qui 
enverra 155 délégués à la convention républicaine, soit plus de 
10% des 1.237 voix nécessaires pour emporter l'investiture. Le 
Texas est l'Etat d'origine d'un autre candidat républicain, le 
sénateur Ted Cruz.  
    Samedi, en Georgie, Cruz a déclaré qu'une victoire de Trump 
ruinerait les chances des républicains d'accéder à la Maison 
blanche.  
    "Si nous désignons Donald, nous finirons par élire Hillary 
présidente", a-t-il dit.     
 
 (Jeff Mason et Idrees Ali; Marc Angrand et Tangi Salaün pour le 
service français) 
 
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