USA 2016-Trump dit vouloir travailler avec l'Otan contre l'EI

le
0
 (Actualisé avec citations §9-12) 
    par Ginger Gibson 
    YOUNGSTOWN, Ohio, 16 août (Reuters) - Donald Trump a déclaré 
lundi que s'il était élu président des Etats-Unis en novembre 
prochain, il travaillerait avec les alliés de l'Otan pour 
vaincre l'Etat islamique (EI), revenant sur des propos par 
lesquels il avait suggéré que les Etats-Unis pourraient ne pas 
se conformer au traité de l'Atlantique nord. 
    Pour ce discours dans l'Ohio, qui fait partie des Etats 
pivots susceptibles de faire basculer le score final le 8 
novembre prochain, le milliardaire new-yorkais avait choisi pour 
thème la politique étrangère et la lutte contre l'EI.  
    Il s'est engagé à ouvrir plusieurs fronts simultanés 
"militaire, sur internet et financier" contre l'organisation 
sunnite fondamentaliste, sans préciser en quoi il se 
distinguerait de la stratégie de Barack Obama, qu'il a 
abondamment critiquée. 
    "Nous travaillerons en étroite collaboration avec l'Otan sur 
cette nouvelle mission", a déclaré le candidat républicain à 
l'élection présidentielle du 8 novembre. 
    Fin juillet, le candidat républicain avait déclaré au New 
York Times qu'il s'interrogeait sur l'engagement de Washington à 
défendre systématiquement les pays membres de l'Otan qui 
seraient attaqués.   
    Ces déclarations avaient suscité un malaise dans un certain 
nombre de chancelleries et dans une partie du camp républicain. 
    Mais, Trump a dit lundi que l'Otan avait une nouvelle 
approche dans la lutte contre le terrorisme et qu'en 
conséquence, il avait changé d'avis. L'Otan n'est plus 
"obsolète", a affirmé le promoteur immobilier. 
    Il faisait apparemment allusion à des informations selon 
lesquelles l'Organisation du traité de l'Atlantique nord 
s'oriente vers la création d'une nouveau poste consacré au 
renseignement dans le but que l'information soit mieux partagée 
entre les alliés. 
     
    VAINCRE LE TERRORISME  
    Le candidat républicain a paru se féliciter d'être à 
l'origine de cette inflexion de l'Otan en matière de lutte 
antiterroriste. L'Alliance atlantique est pourtant impliquée 
dans le domaine depuis plus d'une décennie.  
    L'organisation a fait appel pour la première fois à 
l'article 5 de ses textes fondateurs, qui établit le principe de 
la défense collective de ses membres, après les attentats du 11 
septembre 2001 à New York et à Washington. 
    Le milliardaire a appelé à suspendre l'accès à internet et 
aux réseaux sociaux des personnes favorables à l'EI, ajoutant ne 
pas vouloir donner de détails sur sa stratégie militaire pour ne 
pas l'exposer à d'éventuels ennemis. 
    "Nous allons vaincre le terrorisme radical islamiste comme 
nous avons vaincu chaque menace dans toutes les ères 
précédentes", a-t-il dit, dénonçant l'action d'Hillary Clinton 
et Barack Obama, qu'il accuse d'avoir favorisé l'émergence de 
l'EI. 
    Le milliardaire républicain est aussi revenu sur son appel à 
l'interdiction temporaire faite aux musulmans d'immigrer aux 
Etats-Unis. Une "vérification extrême" sera instituée et de 
nouvelles méthodes de contrôle seront développées pour essayer 
d'appréhender les personnes qui voudraient s'en prendre aux 
Etats-Unis, a-t-il dit. 
    Donald Trump, s'il est président, demandera au département 
d'Etat et au département de la Sécurité intérieure d'identifier 
les régions du monde qui sont hostiles aux Etats-Unis et où la 
surveillance pourrait ne pas suffire pour appréhender les 
personnes qui constituent une menace. 
    Donald Trump, qui lisait son discours sur un prompteur, s'en 
est également pris à sa rivale démocrate Hillary Clinton à 
propos de son bilan en tant que secrétaire d'Etat sous le 
premier mandat de Barack Obama. Elle n'a pas le discernement et 
la personnalité nécessaire pour diriger le pays, a jugé l'homme 
d'affaires. 
    Lundi, Donald Trump a été vivement pris à partie par le Wall 
Street Journal. Dans un éditorial au ton comminatoire, le 
quotidien des affaires traditionnellement favorable au camp 
conservateur somme le milliardaire de remettre sa campagne sur 
les rails d'ici trois semaines ou de démissionner.    
  
 
 (Avec Alana Wise à Washington; Danielle Rouquié et Julie 
Carriat pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant