USA 2016-Trump dit ne pas vouloir le soutien de Paul Ryan

le
0
 (Actualisé avec dernier sondage Reuters-Ipsos, contexte) 
    WASHINGTON, 12 octobre (Reuters) - Donald Trump a dit mardi 
qu'il ne voulait pas du soutien du président de la Chambre des 
représentants Paul Ryan après que ce dernier a déclaré la veille 
qu'il n'allait plus faire campagne pour le candidat républicain 
à l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. 
    "Je ne veux pas de son soutien, je n'en ai rien à faire de 
son soutien", déclare le magnat immobilier, selon des extraits 
d'une interview accordée à Fox News. 
    Paul Ryan a annoncé lundi prendre ses distances avec Donald 
Trump, quelque jours après la publication d'une vidéo, datant de 
2005, où l'on entend l'homme d'affaires tenir des propos 
obscènes à l'égard des femmes. 
    Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait envoyé une 
rafale de messages sur son compte Twitter fustigeant Paul Ryan 
et autres responsables républicains "déloyaux" et annonçant son 
intention de mener sa campagne à sa guise maintenant qu'une bon 
nombre de membres du parti lui ont tourné le dos. 
    "C'est tellement bien de ne plus avoir de chaînes, je peux 
maintenant me battre pour l'Amérique telle que je l'entends", 
a-t-il dit dans l'un de ces "tweets". 
    "Les républicains déloyaux sont bien plus difficiles que 
Hillary la véreuse. Ils vous attaquent de tous les côtés. Ils ne 
savent pas comment gagner - Je vais leur montrer!", a encore 
déclaré Donald Trump, toujours sur Twitter. 
    A l'image de Paul Ryan, qui a déclaré que Donald Trump ne 
pouvait désormais plus compter sur le soutien du parti, bon 
nombre de responsables républicains se sont détournés du magnat 
immobilier depuis la publication, vendredi par le Washington 
Post, de la vidéo.   
    Malgré cela, le dernier sondage Reuters-Ipsos, publié mardi, 
montre que 58% des électeurs républicains veulent que Donald 
Trump reste le candidat du parti, une part de 68% d'entre eux 
estimant que la direction du parti devrait continuer à le 
soutenir. 
    Selon ce sondage, mené après le deuxième débat présidentiel 
organisé dimanche, Donald Trump accuse désormais un retard de 
huit points sur Hillary Clinton dans les intentions de vote pour 
l'élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. 
    La candidate démocrate et son adversaire républicain sont 
respectivement crédités de 45 et 37% des voix. Lors de la 
précédent sondage Reuters-Ipsos, l'avance d'Hillary Clinton sur 
Donald Trump était de cinq points.     
 
 (John Whitesides et Susan Heavey, Benoît Van Overstraeten pour 
le service français, édité par Pierre Serisier) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant