USA 2016-Trump dit ne pas être responsable des incidents de ses meetings

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    par Doina Chiacu et Bob Chiarito 
    WASHINGTON, BLOOMINGTON, Illinois, 14 mars (Reuters) - 
D onald Trump a dit dimanche ne pas être responsable des 
incidents violents qui ont émaillé au cours du week-end sa 
campagne pour l'investiture républicaine à l'élection 
présidentielle américaine, s'en prenant au contraire aux 
manifestants qui ont fait irruption dans plusieurs de ses 
meetings. 
    Après des échauffourées qui ont conduit à l'annulation d'une 
de ses réunions électorales vendredi à Chicago et un incident 
samedi à l'aéroport international de Dayton, dans l'Ohio, un 
protestataire est venu interrompre dimanche le discours de 
Donald Trump dans un hangar d'aéroport à Bloomington, dans 
l'Illinois. 
    Qualifiant l'homme de "perturbateur", le magnat immobilier 
controversé, qui fait la course en tête dans la primaire 
républicaine, a lancé à la foule de ses partisans : "Ne vous 
inquiétez, je n'entends pas leur voix". 
    "Nos rassemblement sont si importants et il y a tant des 
gens qui viennent, je n'entends pas leurs voix (...)", a-t-il 
poursuivi. 
    D'autres réunions organisées plus tard dans la journée, 
l'une dans l'Ohio et l'autre en Floride, se sont déroulées sans 
incident. 
    Donald Trump a multiplié les apparitions sur les chaînes de 
télévision dimanche pour rejeter l'idée, avancée aussi bien par 
ses rivaux républicains que par les candidats démocrates, qu'il 
encourageait les actes violents avec ses propos polémiques sur 
les musulmans et les immigrants illégaux. 
    "Je ne tolère aucune forme de violence", a-t-il dit sur CNN. 
    Le milliardaire de 69 ans a pris la défense de ses partisans 
en disant qu'il envisageait de prendre en charge les frais de 
justice d'un homme blanc de 78 ans, arrêté pour avoir frappé au 
visage un jeune homme noir lors d'une de ses réunions de 
campagne en Caroline du Nord. 
    Donald Trump a expliqué les tensions affleurant lors de ses 
meetings par le fait que les gens "en ont assez" d'une politique 
qui, selon lui, leur a coûté leurs emplois, a échoué à défaire 
l'Etat islamique et délaisse les vétérans militaires. 
    "Les gens sont fâchés à cause de cela, pas parce que je dis 
quelque chose. Je ne suis qu'un messager", a-t-il ajouté. 
    Donald Trump espère profiter d'un nouveau "Super Tuesday" 
qui se profile mardi -- avec cinq Etats, la Floride, l'Ohio, 
l'Illinois, la Caroline du Nord et le Missouri, organisant leur 
primaire -- pour accroître son avance sur poursuivants, le 
sénateur du Texas Ted Cruz, le sénateur de Floride Marco Rubio 
et le gouverneur de l'Ohio John Kasich. 
    A l'issue des scrutins de mardi, Marco Rubio et John Kasich 
se retrouveraient en grande difficulté s'ils ne l'emportent dans 
les Etats où ils sont élus, respectivement la Floride et l'Ohio, 
des résultats de primaires d'importance secondaire sont tombés 
samedi. 
    Côté democrate, l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton 
et le sénateur du Vermont Bernie Sanders se disputent les 
faveurs des électeurs, la première comptant à ce stade 766 
délégués et le second 551. 
    Quatre cent soixante-cinq "superdélégués" démocrates ont 
promis d'apporter leur voix à l'ancienne secrétaire d'Etat 
contre seulement 25 pour le sénateur du Vermont. Un candidat 
démocrate doit aboutir à un total de 2.383 délégués pour 
décrocher la nomination. 
    Chez les républicains, Donald Trump totalisé 460 délégués, 
contre 369 pour Ted Cruz, 163 pour Marco Rubio et 63 pour John 
Kasich. Il faut aboutir à 1.237 délégués côté républicain, où il 
n'y a pas de "superdélégués", pour être investi candidat à 
l'élection présidentielle. 
    Trois soixante-sept délégués sont en jeu mardi chez les 
républicains, dont 99 en Floride et 66 dans l'Ohion deux Etats 
où le vainqueur du scrutin remportera la totalité de la mise. 
    Chez les démocrates, les scrutins de mardi détermineront 
l'attribution de 792 délégués.     
 
 (Benoît Van Overstraeten pour le service français) 
 
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