USA 2016-Trump critique à nouveau un juge d'origine mexicaine

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    WASHINGTON, 4 juin (Reuters) - Donald Trump a intensifié 
vendredi ses vives critiques à l'égard d'un juge d'origine 
mexicaine, refusant en cela d'écouter les conseils de ténors du 
parti républicain, qui lui enjoignent de changer de ton. 
    Dans une interview à CNN, le candidat républicain présumé à 
l'élection présidentielle américaine a lancé une nouvelle charge 
contre le juge de district Gonzalo Curiel, fils d'immigrants 
mexicains, qui préside le procès lié à des allégations de fraude 
à l'encontre de la Trump University.  
    L'établissement désormais fermé promettait à ses étudiants 
d'apprendre la profession immobilière, selon les préceptes du 
magnat new-yorkais. 
    Trump a suggéré que les origines mexicaines de Curiel 
influençait son opinion dans cette affaire, lui-même ayant fait 
campagne au début des primaires républicaines pour la 
construction d'un mur à la frontière mexicaine pour arrêter 
l'immigration illégale. 
    "Il est fier de son héritage", a-t-il dit du juge. "C'est un 
Mexicain. Nous sommes en train de construire un mur entre ici et 
le Mexique. La conséquence, c'est qu'il rend des jugements très 
injustes, des jugements auxquels on ne peut même pas croire. 
Cette affaire aurait du se terminer il y a des années", a-t-il 
affirmé. 
    Il y a une semaine, l'homme de loi a levé les scellés sur 
les documents liés à l'affaire. 
    Côté républicain, Paul Ryan, qui a pourtant annoncé jeudi 
qu'il voterait pour le milliardaire, a regretté ces propos à 
l'encontre de Curiel. 
    "Il est clair qu'il fait et dit des choses avec lesquelles 
je ne suis pas d'accord. Et j'ai dû le faire savoir (...) de 
temps à autre quand cela est arrivé. Et je continuerai à le 
faire si c'est nécessaire. J'espère que ça ne le sera pas", a 
dit le président républicain de la Chambre des représentants à 
une station de radio du Milwaukee. 
    Le parti est inquiet de la rhétorique de Trump, notamment 
pour son impact sur l'électorat latino, décisif pour remporter 
l'élection. 
    Vendredi, un sondage Reuters/Ipsos donnait Hillary Clinton 
forte de onze points d'avance sur Donald Trump dans les 
intentions de vote pour la présidentielle américaine du 8 
novembre.   
 
 (Steve Holland; Julie Carriat pour le service français, édité 
par Tangi Salaün) 
 
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