USA 2016-Trump candidat de l'ordre contre l'"héritage" Clinton

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 (Ajoute déclarations) 
    CLEVELAND, Ohio, 22 juillet (Reuters) - Donald Trump a 
accusé jeudi soir sa rivale démocrate Hillary Clinton d'être 
responsable d'un héritage de "mort, destruction,  terrorisme et 
faiblesse" comme secrétaire d'Etat, et a promis d'être le 
candidat de "l'ordre public" dans un discours d'investiture long 
de près d'une heure. 
    "J'accepte avec humilité et reconnaissance votre nomination 
pour la présidence des Etats-Unis", a dit Donald Trump sous les 
vivats de la foule, à l'issue d'un discours de sa fille Ivanka 
Trump, qui a dressé un portrait plus intime du candidat. 
    Donald Trump a rapidement fait la part belle aux critiques à 
l'égard de Clinton, une stratégie vue par certains comme le seul 
moyen d'unifier le Grand Old Party, très divisé par sa 
candidature. Face à une foule conquise, criant "En prison!" en 
référence à l'ex-secrétaire d'Etat, Trump a proposé : 
"Battons-là en novembre". 
    Son discours marque la fin des quatre jours de la convention 
républicaine à Cleveland, dans l'Ohio, qui a été marquée par 
l'absence de plusieurs figures de proue du parti, comme Mitt 
Romney, candidat malheureux en 2012, et les membres de la 
famille Bush.  
    Donald Trump est resté fidèle à ses positions extrêmes en 
matière d'immigration, réitérant son projet de construire un mur 
à la frontière mexicaine. Pour Trump, les migrants illégaux 
prennent les emplois des Américains, et sont parfois à l'origine 
de crimes, a-t-il dit.  
    Il a accusé en outre le président Barack Obama d'attiser les 
tensions raciales plutôt que de les apaiser, et a rendu hommage 
aux policiers tués dimanche à Bâton-Rouge. 
    Dans un discours émaillé des bravades qui ont fait sa marque 
au cours de la campagne, le magnat de l'immobilier s'est décrit 
comme le défenseur de l'Amérique oubliée. 
    "J'ai rejoint l'arène politique pour que les puissants ne 
puissent plus s'en prendre à des personnes sans défense", a-t-il 
dit. "Personne ne connaît le système mieux que moi, c'est 
pourquoi moi seul peut le réparer", a-t-il poursuivi. 
    Loin de fournir des détails sur son programme, le candidat a 
choisi de se montrer comme l'alternative aux figure politiques 
traditionnelles, se disant à prêt à adopter de nouvelles 
approches pour résoudre des problèmes récurrents et aider les 
classes populaires. 
     
    LES CHOSES DOIVENT CHANGER 
    Au sujet d'Hillary Clinton, représentante de cet 
establishment, il a condamné la politique poursuivie en 
Afghanistan et en Irak, sans toutefois nommer l'ancien chef 
d'Etat républicain George W. Bush qui l'a en partie menée. 
    La stratégie d'édification de nations menée par Clinton en 
Irak, en Libye, en Egypte et en Syrie a empiré une situation 
déjà critique, a-t-il dit. 
    "Après 15 ans de guerre au Moyen-Orient, après des milliers 
de milliards de dollars dépensés et des milliers de vies 
perdues, la situation est pire qu'elle ne l'a jamais été. C'est 
l'héritage d'Hillary Clinton: mort, destruction, terrorisme et 
faiblesse", a dit Trump. 
    Accusant la candidate démocrate d'être le pantin des grands 
groupes, de l'élite médiatique et des donateurs à qui profitent 
le système politique actuel, il s'est décrit comme le candidat 
du changement. 
    "Le message d'Hillary Clinton est que les choses ne vont 
jamais changer. Mon message est que les choses doivent changer, 
et elles doivent changer maintenant", a-t-il dit. 
    Evoquant une vague de violence qui touche plusieurs villes 
aux Etats-Unis depuis quelques semaines, le candidat républicain 
a promis de rétablir l'ordre, et a mis en garde contre les 
180.000 migrants illégaux qui "vont et viennent librement ce 
soir pour menacer les citoyens paisibles". 
    Après la mort de cinq policiers à Dallas au début du mois, 
et de trois agents à Bâton Rouge dimanche, Trump a assuré qu'il 
mettrait fin aux violences. 
    "J'ai un message pour vous tous : le crime et la violence 
qui affectent aujourd'hui notre nation vont bientôt prendre fin. 
A partir du 20 janvier 2017, la sécurité sera restaurée", a-t-il 
dit en référence à la date d'entré en fonction du prochain 
président. 
 
 (Emily Stephenson et Steve Holland; Julie Carriat pour le 
service français) 
 
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