USA 2016-Trump brièvement exfiltré d'un meeting à quelques jours du scrutin

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 (Actualisé avec l'évacuation de Donald Trump lors d'un meeting 
dans le Nevada) 
    par Emily Stephenson et Amanda Becker 
    MIAMI, 5 novembre (Reuters) - Donald Trump, le candidat 
républicain à l'élection présidentielle américaine du 8 
novembre, a été évacué samedi de l'estrade par des agents de 
sécurité lors d'un meeting de campagne organisé à Reno, dans le 
Nevada, en raison de ce qui a été perçu comme une menace émanant 
de l'assistance. 
    L'incident est survenu alors que l'homme d'affaires et sa 
concurrente démocrate Hillary Clinton ont sillonné les Etats 
indécis, là où se jouera en partie le résultat du scrutin, dont 
la Floride. 
    Deux agents de sécurité ont saisi Donald Trump par les 
épaules pour l'emmener derrière les coulisses pendant que des 
policiers se sont précipités sur un homme blanc aux premiers 
rangs de la foule, le maintenant face contre terre sur le sol 
pour le fouiller. 
    Quelques instants plus tard, sous escorte de la police, 
l'homme quittait la salle, les mains derrière le dos. Donald 
Trump, apparemment guère troublé par l'incident, est ensuite 
revenu sur scène pour reprendre son discours de campagne. 
    "On n'a jamais dit que cela allait être facile pour nous. 
Mais personne ne nous arrêtera jamais", a-t-il dit. 
    Les services secrets ont ensuite précise que l'incident 
était survenu après qu'un individu non identifié aux premiers 
rangs de l'assistance a crié "pistolet". 
    "Les agents des services secrets et les agents de police de 
Reno ont immédiatement appréhendé le suspect. Après une fouille 
approfondie du sujet et des environs, aucune arme n'a été 
trouvée", ont noté le "Secret Service" dans un communiqué. 
    L'incident a commencé quand Donald Trump a remarqué un homme 
qu'il a qualifié de chahuteur. Quelques secondes plus tard, des 
personnes proches de la scène ont commencé à montrer du doigt 
une personne de l'assistance. 
    Dans un communiqué, Donald Trump a remercié les services 
secret et les autorités de Reno et du Nevada pour "leur réaction 
rapide et professionnelle". 
     
    LÉGER AVANTAGE D'HILLARY CLINTON DANS LES SWING STATES 
    Si les sondages tendent à montrer que la candidate démocrate 
préserve un avantage dans les Swing States, ces Etats où 
l'équilibre entre électeurs démocrates et républicains varie 
d'un scrutin à l'autre, l'écart s'est sensiblement réduit depuis 
que le FBI a relancé, la semaine dernière, l'affaire des 
courriels qui plombe la campagne de l'ex-secrétaire d'Etat 
depuis mars 2015. 
    Il est reproché à Hillary Clinton, lorsqu'elle dirigeait la 
diplomatie américaine sous le premier mandat de Barack Obama 
(2009-2013) d'avoir utilisé un serveur de messagerie privé 
plutôt que le serveur du département d'Etat.  
    Cette "négligence extrême", selon le FBI, a été exploitée 
sans relâche par ses adversaires, Donald Trump en tête, qui 
l'accusent d'avoir enfreint les lois fédérales sur l'archivage 
des données et sur le traitement des informations classées et 
d'avoir mis en danger la sécurité du pays en exposant des 
documents confidentiels à un risque de piratage informatique. 
  
    Une enquête d'opinion McClatchy-Marist diffusée samedi 
accorde un avantage d'un point de pourcentage à la candidate 
démocrate au niveau national, contre six points en septembre. Un 
sondage Reuters/Ipsos également publié samedi donne quatre 
points d'avance au niveau national à Hillary Clinton, contre 
cinq vendredi.  
    Le vote anticipé, qui se terminait samedi dans la plupart 
des comtés de Floride, a commencé en septembre et selon la 
société de données Catalist, plus de 30 millions de bulletins 
ont déjà été déposés dans 38 Etats. Le nombre d'électeurs 
inscrits aux Etats-Unis s'élève à 225,8 millions.  
    En Floride, où s'était jouée la victoire de George Bush sur 
Al Gore en 2000, l'écart mesuré par le site Real Clear Politics 
à partir des différents sondages existants est minime, avec 1,2 
point d'avance pour Hillary Clinton à 47,4% en moyenne des 
intentions de vote contre 46,2%. 
    Le "Sunshine State" désigner 29 des 538 grands électeurs du 
Collège électoral. 
     
    APRÈS JAY Z ET BEYONCÉ, KATY PERRY 
    Donald Trump a commencé sa journée par un rassemblement 
matinal à Tampa, où il a de nouveau critiqué le soutien de sa 
rivale à l'Obamacare, la réforme de l'assurance-maladie mise en 
place par le président démocrate sortant. 
    Mais, évoquant la hausse attendue des primes d'assurance, il 
a affirmé: "Cela ne comptera pas, parce que si nous gagnons, je 
me débarrasserai de cette réforme." 
    Il s'en est également pris à la résistance physique de son 
adversaire, autre axe connu de ses attaques. "Regardez, je suis 
là, ce genre de choses, j'en fais cinq à six par jour et 
Hillary, elle, elle rentre chez elle, elle rentre pour dormir. 
Et si elle voulait faire pareil, ce qu'elle ne veut pas, elle 
n'en aurait pas l'énergie, croyez-moi." 
    Le milliardaire new-yorkais a ensuite fait étape en Caroline 
du Nord puis dans le Nevada. A Tampa, il a dit à la foule qu'il 
prévoyait de se rendre dans le Minnesota au cours du week-end, 
un Etat qui n'a pas voté pour un candidat républicain depuis 
1984. 
    Hillary Clinton a pour sa part commencé sa journée par un 
déplacement au West Miami Community Center, un quartier 
américano-cubain où l'accompagnait Jencarlos Canela, acteur de 
telenovelas. 
    La pluie s'est abattue sur l'assistance avant qu'elle ne 
prenne la parole à Pembroke Pines, ce qui n'a pas empêché ses 
partisans de l'attendre. 
    "Je suis ravie d'être ici et on peut dire que vous êtes 
résistants. Qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, vous êtes prêts", 
a-t-elle dit d'une voix cassée. 
    A mesure qu'elle était trempée par la pluie, Hillary Clinton 
a coupé court dans son discours : "Je ne pense pas que j'ai 
besoin de vous dire toutes les mauvaises choses au sujet de 
Donald Trump".   
    La candidate démocrate s'est aussi rendue dans ses locaux de 
campagne à Little Haiti, où il y a une forte concentration 
d'habitants d'origine haïtienne. 
    Elle se rendra ensuite à Philadelphie en Pennsylvanie, où 
elle sera rejointe par la chanteuse Katy Perry puis, lundi, à 
Grand Rapids, dans le Michigan. 
    Vendredi soir, c'est le couple star de l'industrie musicale 
américaine, Beyoncé et Jay Z, qui a donné un concert à ses côtés 
à Cleveland, dans l'Ohio, un des autres Swing States 
particulièrement convoités. 
    Dimanche, Donald Trump a prévu des meetings de campagne dans 
l'Iowa, le Minnesota, le Michigan, la Pennsylvanie et la 
Virgine, voulant l'emporter dans ces Etats qui ont voté en 
faveur des candidats démocrates lors des dernières élections 
présidentielles. 
     
        VOIR AUSSI 
    LE POINT sur la campagne présidentielle:   
 
 (Henri-Pierre André, Jean-Stéphane Brosse et Benoît Van 
Overstraeten pour le service français) 
 
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