USA 2016-Trump accuse Clinton de corruption et d'incompétence

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 (Actualisé avec déclarations du sénateur républicain Lindsay 
Graham) 
    NEW YORK, 23 juin (Reuters) - Donald Trump a lancé une 
nouvelle charge contre Hillary Clinton mercredi, en l'accusant 
de corruption et d'incompétence alors que lui-même s'efforce de 
trouver un second souffle en vue de l'élection présidentielle du 
8 novembre après avoir écarté son directeur de campagne. 
    Dans un discours prononcé à New York, aussitôt qualifié de 
"dingue" et "hypocrite" par l'équipe de campagne de Clinton, le 
candidat républicain présumé a dépeint l'ex-secrétaire d'Etat 
comme une membre de l'establishment qui a trahi les Américains 
en négociant de mauvais contrats commerciaux et en compromettant 
la sécurité nationale. 
    "Hillary Clinton est peut-être la personne la plus corrompue 
qui se soit jamais présentée à la présidence des Etats-Unis", a 
déclaré l'homme d'affaires à un petit groupe de partisans réunis 
dans un des hôtels qu'il possède à Manhattan. 
    Lisant son discours à partir d'un téléprompteur pour éviter 
d'éventuels dérapages, l'homme d'affaires a estimé qu'Hillary 
Clinton avait "poussé à la perfection la politique du profit 
personnel et du vol", tout en la décrivant de "menteuse de 
première catégorie". 
    Lindsay Graham, un sénateur républicain de la Caroline du 
Sud, qui s'est à ce stade abstenu de soutenir Donald Trump, 
s'est dit en désaccord avec l'affirmation selon laquelle Hillary 
Clinton était peut-être la personne la plus corrompue à se 
présenter à la Maison blanche, exhortant au passage le magnat 
immobilier à adopter un ton plus présidentiel. 
    "Mon conseil à Donald Trump serait de lui dire qu'il doit 
démontrer avoir le témpérament, les connaissances et la capacité 
de jugement pour être président", a-t-il dit sur CNN. 
    Dans son discours, Donald Trump a notamment reproché à sa 
rivale démocrate d'avoir utilisé le Département d'Etat, qu'elle 
a dirigé pendant le premier mandat de Barack Obama, "comme un 
fonds spéculatif" en orientant la politique étrangère américaine 
en fonction des dons versés à la Fondation Clinton par des 
gouvernements étrangers, dont celui d'Arabie saoudite. 
    Il l'a aussi accusée d'avoir manqué de jugement politique en 
n'empêchant pas la montée en puissance du groupe djihadiste Etat 
islamique, en ne maintenant pas les sanctions contre l'Iran ou 
encore en empêchant la Libye de sombrer dans le chaos. 
    "Ses décisions ont répandu la mort, les destruction et le 
terrorisme partout où elle est intervenue", a dit Trump. 
    Mardi, Hillary Clinton, qui comme son rival cherche à faire 
oublier sa propre impopularité en multipliant les attaques ad 
hominem, avait lancé sa propre charge contre Donald Trump en 
assurant que son élection serait un désastre pour l'économie 
américaine et la ferait replonger dans la récession. 
  
    L'ex-First Lady a par ailleurs reçu mercredi le soutien de 
Brent Scowcroft, l'ancien conseiller à la sécurité nationale des 
présidents républicains Gerald Ford et George Bush senior. 
    Dans un discours prononcé mercredi à Raleigh, en Caroline du 
Nord, Hillary Clinton, a déclaré que si le Congrès ne prenait 
pas des mesures pour éliminer les exemptions fiscales dont 
bénéficient les plus fortunés et les entreprises, elle 
demanderait au Trésor de s'emparer du dossier si elle est élue 
présidente. 
 
 (Emily Flitter, avec la contribution d'Amanda Becker à 
Washington; Tangi Salaün et Benoît Van Overstraeten pour le 
service français) 
 
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