USA 2016-Tim Kaine entre en scène, accuse Trump de préférer Moscou

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    GREENVILLE, Caroline du Nord/VIRGINIA BEACH, 
Virginie/WASHINGTON, 7 septembre (Reuters) - L e candidat 
démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis, Tim Kaine, et 
Donald Trump ont échangés des invectives sur la Russie, le 
premier accusant Trump d'encourager les pirates, tandis que ce 
dernier juge qu'Hillary Clinton est la risée de Moscou. 
    Lors de son premier grand discours depuis sa nomination, Tim 
Kaine s'en est pris violemment à Donald Trump, évoquant ses 
affaires avec la Russie, le lien de certains de ses conseillers 
avec Moscou et son souhait que des pirates informatiques russes 
trouvent les messages manquants de Clinton. 
    Une enquête du FBI quant à l'usage d'une messagerie privée 
par Hillary Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'Etat a révélé 
que des milliers de ses messages, jugés d'une teneur 
personnelle, ont été détruits par ses équipes. 
    "Il a ouvertement encouragé la Russie à pirater ses 
opposants politiques et à espionner son propre pays", a dit Tim 
Kaine dans un discours sur la sécurité nationale en Caroline du 
Nord. 
    Soulignant les contrastes entre une potentielle diplomatie 
Trump et une diplomatie Clinton, il a mis en valeur l'expérience 
de l'ex-secrétaire d'Etat de 2009 à 2013, pendant le premier 
mandat du président Barack Obama. 
    En tant que chef de la diplomatie américaine, Hillary 
Clinton a supervisé "des négociations difficiles" avec la Russie 
en vue de réduire l'arsenal nucléaire et de détruire les armes 
chimiques syriennes, tout en discutant de manière rapprochée 
avec Vladimir Poutine pour protéger l'Amérique et ses alliés de 
l'Otan, a dit Tim Kaine. 
    "Trump paraît soutenir les intérêts russes au détriment des 
intérêts américains", a-t-il ajouté. 
     
    LA DÉFENSE, THÈME DE CAMPAGNE NUMÉRO UN 
    La candidate démocrate, de son côté, s'est concentrée sur 
les multiples faillites de l'homme d'affaires et son refus de 
publier ses déclarations de revenu. 
    "Il a clairement quelque chose à cacher. Nous ne savons pas 
exactement ce que c'est, mais nous conjecturons de mieux en 
mieux ce dont il s'agit probablement", a dit Hillary Clinton à 
Tampa, en Floride. 
    Elle avait fait part lundi de son inquiétude face aux 
"informations crédibles" sur une ingérence de la Russie dans 
l'élection présidentielle, reprochant à Donald Trump une 
"attirance bizarre" pour les dictateurs, dont Vladimir Poutine. 
  
    Lors d'un meeting en Virginie, Donald Trump s'est moqué de 
l'impact que la candidate démocrate pourrait avoir sur Moscou. 
"Poutine regarde Hillary Clinton et il rit. Poutine regarde 
Hillary Clinton et il sourit", a-t-il lancé. 
    Ces remarques témoignent du recentrage de la campagne 
présidentielle sur la sécurité nationale, Clinton et Trump 
devant participer mercredi à un forum sur les questions de 
défense organisé par une association d'anciens combattants. Les 
deux candidats s'y exprimeront séparément. 
    Selon son équipe de campagne, Donald Trump y dévoilera un 
plan sur la capacité d'intervention des forces armées, appelant 
à augmenter les dépenses de l'armée et critiquant 
l'"aventurisme" de Clinton au Moyen-Orient. 
    En Virginie, Donald Trump a rencontré mardi des conjointes 
de soldats américains habitant des installations militaires 
proximité. Abandonnant les rodomontades, le candidat s'est 
montré attentif, écoutant leurs doléances quant à la qualité des 
écoles et la difficulté de trouver un  emploi. 
    "Nous pouvons résoudre une si grande part de ceci", a-t-il 
dit. 
 
 (Steve Holland et Amanda Becker; Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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