USA 2016-Rassembler, priorité de Trump pour affronter Clinton

le , mis à jour à 13:55
0
    par Ginger Gibson et Alana Wise 
    INDIANAPOLIS, Indiana, 4 mai (Reuters) - Avec sa nette 
victoire de mardi dans l'Indiana, qui a mis fin aux espoirs de 
Ted Cruz, son plus proche rival, Donald Trump est désormais 
assuré d'obtenir l'investiture républicaine pour la 
présidentielle américaine. 
    Jugée rédhibitoire au début des primaires, sa véhémence a 
finalement séduit et renforcé son statut d'anticonformiste 
étranger au sérail politique. Le milliardaire new-yorkais va 
désormais pouvoir se focaliser sur son duel du 8 novembre avec 
Hillary Clinton, qui semble elle aussi assurée de l'emporter 
côté démocrate, malgré la belle résistance de Bernie Sanders, 
vainqueur dans l'Indiana. 
    "Ce ne sera pas une grande présidente. Ce ne sera pas une 
bonne présidente. Ce sera une mauvaise présidente. Elle ne 
comprend rien au commerce", a affirmé Donald Trump, fidèle à son 
style sans nuances, immédiatement après son succès de mardi.  
    La première de ses priorités sera toutefois de rassembler un 
Parti républicain profondément divisé par sa personnalité et ses 
propos sexistes ou ses propositions radicales concernant 
l'immigration.  
    Sa cote a déjà commencé à se redresser au sein du Grand Old 
Party, dont les partisans lui sont acquis à 53%, selon un récent 
sondage Reuters-Ipsos. Ted Cruz a quant à lui le soutien de 25% 
des personnes interrogées qui se disent décidées à voter 
républicain et John Kasich, dernier adversaire de Trump, est 
crédité de 16%. Bien que les jeux soient faits, le gouverneur de 
l'Ohio entend rester dans la course jusqu'à la primaire de 
Californie, le 7 juin. 
     
    UN CHOIX BINAIRE 
    Dans les intentions de vote pour le 8 novembre, Hillary 
Clinton devance toutefois le magnat de l'immobilier de dix 
points, selon la même enquête, dont la marge d'erreur est 
évaluée à 5%.    
    "Nous devons tous nous unir et nous mobiliser" pour battre 
Clinton, lance Reince Priebus, président de la Commission 
nationale républicaine, sur Twitter.  
    Dans un autre sondage Reuters-Ipsos réalisé en avril, 38% 
des partisans de Ted Cruz se disaient prêts à opter pour Donald 
Trump en cas de retrait de leur favori, mais 21% lui préféraient 
l'ex-First Lady et 40% refusaient de choisir.  
    Lanhee Chen, conseiller de Marco Rubio qui s'est retiré de 
la course à l'investiture à la mi-mars, a évoqué mardi soir 
l'entrée en lice d'un troisième candidat.  
    "Les résultats de ce soir soulignent l'urgence et la 
nécessité d'une alternative provenant d'un troisième parti. Ses 
chances dépendront de qui les défendra", a-t-il tweeté.  
    D'autres ténors du camp conservateur comme Bobby Jindal, 
gouverneur de Floride, lui-même en lice jusqu'en novembre, se 
sont ralliés bon gré mal gré à l'homme d'affaires.  
    "C'est désormais un choix binaire, Trump ou Clinton. Je vote 
Trump", a-t-il déclaré sur l'antenne de Fox News.  
 
 (Avec Steve Holland, Megan Casella et Chris Kahn; Jean-Philippe 
Lefief pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant