USA 2016-Obama demande la discrétion de Trump sur la sécurité US

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    WASHINGTON, 5 août (Reuters) - Donald Trump sera informé des 
questions de sécurité nationale comme le prévoit la loi pour 
chacun des candidats des deux grands partis politiques avant 
l'élection présidentielle, a indiqué Barack Obama, jeudi. 
    Ce dernier a toutefois prévenu le candidat républicain, 
qu'il a précédemment jugé "indigne" de devenir président, que 
ces informations devront rester confidentielles. 
    "Nous allons respecter la loi", a déclaré le président des 
Etats-Unis concernant les informations confidentielles dont doit 
bénéficier le candidat républicain avant le scrutin du 8 
novembre. 
    "Si quelqu'un est désigné, le candidat républicain pour la 
présidence, il a besoin d'informations concernant la sécurité 
afin de le préparer à sa fonction en cas de victoire et qu'il ne 
soit pas obligé de démarrer de zéro", a précisé Obama. 
    L'actuel hôte de la Maison blanche et le milliardaire 
américain entretiennent de très mauvaises relations et Barack 
Obama a tenu à rappeler que cette procédure d'information des 
candidats était soumise au sceau du secret. 
    "Si quelqu'un veut être président, il doit se comporter 
comme un président et cela signifie être capable de recevoir des 
informations sans les révéler autour de lui", a rappelé Obama.  
    L'équipe de campagne de Trump n'a pas relevé le conseil mais 
a accusé jeudi le président d'être responsable de l'émergence de 
l'organisation Etat islamique.  
    "La politique étrangère Obama-Clinton a causé l'émergence de 
l'EI, a inondé l'Iran d'argent et autorise désormais de grands 
nombres de migrants à entrer aux Etats-Unis depuis des régions 
parmi les plus instables au monde", a dit le conseiller de 
Donald Trump Stephen Miller dans un communiqué. 
     
    EXASPÉRATION 
    Plusieurs anciens responsables de la sécurité ont publié 
jeudi une lettre conjointe où ils jugent que les récents 
commentaires de Donald Trump sur l'Otan, la Crimée et d'autres 
sujets sont "honteux". 
    Le mois dernier, le candidat républicain a suggéré qu'il ne 
défendrait pas les alliés des Etats-Unis de l'Alliance 
atlantique si ces derniers n'augmentaient pas leurs dépenses de 
défense, a paru inviter la Russie à pirater les emails de sa 
rivale Hillary Clinton et a sous-entendu qu'il pourrait accepter 
l'annexion de la Crimée par la Russie. 
    "Ce sont des déclarations honteuses qui trahissent nos plus 
anciennes valeurs et les intérêts nationaux épousés par des 
présidents des deux partis", déclarent les 37 ex-responsables, 
dont les démocrates Madeleine Albright, ex-secrétaire d'Etat, et 
Leon Panetta, ex-secrétaire à la Défense, dans cette lettre 
dévoilée par le Washington Post.   
    Barack Obama a en outre rejeté les déclarations de Trump, 
qui a affirmé que les élections seraient peut-être truquées en 
sa défaveur. 
    "Bien sûr que les élections ne seront pas truquées. 
Qu'est-ce que cela veut dire?", a dit le président, 
manifestement exaspéré. "Si M. Trump remonte de 10 à 15 points 
le jour de l'élection et finit par perdre, alors peut-être qu'il 
pourra poser la question", a-t-il jugé. 
    Selon un sondage Reuters/Ipsos publié mardi, Hillary devance 
son rival républicain Donald Trump de huit points. 
 
 (Jeff Mason et Timothy Gardener; Pierre Sérisier et Julie 
Carriat pour le service français) 
 
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