USA 2016 - Les démocrates veulent tourner la page

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    par John Whitesides et Alana Wise 
    PHILADELPHIE, Pennsylvanie, 26 juillet (Reuters) - Hillary 
Clinton s'apprête à devenir ce mardi la première femme investie 
dans la course à la présidence par un parti majeur aux 
Etats-Unis, un moment historique dont les démocrates espèrent 
qu'il éclipsera le malaise perceptible depuis le début de la 
semaine à Philadelphie. 
    L'ex-Première dame et ancienne secrétaire d'Etat de Barack 
Obama (2009-2013) sera officiellement désignée candidate du 
Parti démocrate à l'élection du 8 novembre au deuxième jour de 
la convention nationale, qui s'est ouverte lundi dans un climat 
tendu. 
    Les partisans de Bernie Sanders, son rival malheureux des 
primaires, ont exprimé leur colère et, malgré les efforts du 
sénateur du Vermont, qui a appelé à voter pour Clinton et l'a 
présentée comme une camarade de sa lutte pour plus d'égalité 
économique, une partie d'entre eux ont hué son nom au cours du 
premier soir de la convention. 
    Ce malaise est un revers pour le Parti démocrate qui 
souhaitait que le rendez-vous de Philadelphie se déroule sous le 
signe d'une unité retrouvée après des mois d'une primaire âpre 
entre Clinton, 68 ans, et Sanders, 74 ans, et offre ainsi une 
image bien différente de la convention républicaine de la 
semaine dernière à Cleveland, dans l'Ohio, où Ted Cruz, le 
principal rival de Donald Trump, a refusé de le soutenir. 
     
    TRUMP TEND LA MAIN AUX DÉÇUS DE SANDERS 
    La deuxième journée de la convention démocrate doit insister 
sur l'oeuvre accomplie par Hillary Clinton sur des questions 
comme les droits des femmes, la famille et la santé, a dit un 
responsable de son équipe de campagne. Il s'agira aussi de 
mettre en lumière son travail à la tête de la diplomatie 
américaine sous le premier mandat de Barack Obama. 
    Son mari Bill Clinton, président de 1993 à 2001, prononcera 
un discours et les délégués procéderont aux formalités 
nécessaires à l'investiture de l'ancienne sénatrice de New York 
qui espère devenir la première femme présidente des Etats-Unis. 
    Lundi soir, au terme d'une journée marquée par des échanges 
d'invectives entre pro-Sanders et pro-Clinton, elle a reçu le 
soutien appuyé de Michelle Obama, seule à avoir réussi à 
soulever l'enthousiasme. 
    "Je me réveille chaque matin dans une maison qui a été 
construite par des esclaves, et je regarde mes filles, deux 
jeunes femmes noires belles et intelligentes, jouant avec leurs 
chiens sur la pelouse de la Maison blanche. Et grâce à Hillary 
Clinton, mes filles, de même que tous nos fils et nos filles 
tiennent aujourd'hui pour acquis qu'une femme peut être 
présidente des Etats-Unis", a dit la Première dame. 
    Dans le camp républicain, Trump, qu'un sondage CNN donnait 
ce week-end en tête avec 48% des intentions de vote contre 45% 
pour Clinton, a assisté avec délectation aux manifestations du 
malaise démocrate. 
    Il a tendu la main aux électeurs de Sanders outrés par la 
divulgation de milliers de courriers électroniques tendant à 
démonter que la direction du Parti démocrate a soutenu la 
candidature de Clinton et tenté de saboter celle du sénateur du 
Vermont. 
    "Triste de regarder Bernie Sanders abandonner sa révolution. 
Nous accueillons tous les électeurs qui veulent corriger notre 
système truqué et relocaliser nos emplois", a-t-il écrit sur 
Twitter. Sanders, a-t-il également écrit, s'est "totalement 
vendu" à Clinton. 
 
 (Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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