USA 2016-Le Parti républicain appelle à la mobilisation contre Trump

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    par Ginger Gibson 
    MONROE, Caroline du Nord, 10 mars (Reuters) - Deux victoires 
pourraient suffire, la semaine prochaine, à Donald Trump pour 
être assuré de l'investiture du Parti républicain, ont averti 
mercredi plusieurs membres influents du mouvement conservateur 
hostiles à sa candidature. 
    "Si nous perdons la Floride et l'Ohio, j'ai peur qu'il ne 
devienne imbattable", a ainsi averti le sénateur Lindsey Graham, 
qui faisait partie des prétendants potentiels au début de la 
course à l'investiture. 
     Le tonitruant milliardaire new-yorkais a creusé l'écart 
mardi avec ses trois poursuivants en remportant trois des quatre 
primaires du jour. Il s'est toutefois montré plus conciliant à 
l'égard des caciques du Parti, qui sont vent debout contre sa 
candidature depuis ses victoires du "Super Tuesday", la semaine 
dernière.  
    "Si nous acceptons ce qui se passe et que nous nous 
rassemblons tous au lieu de dépenser tout cet argent en spots 
télévisés, personne ne pourra battre le Parti républicain. Nous 
serons assurés d'aller à Washington", a-t-il promis.  
    Le magnat de l'immobilier s'est en outre entretenu par 
téléphone avec Paul Ryan, président républicain de la Chambre 
des représentants. C'est "quelqu'un de bien", a-t-il ensuite 
déclaré.  
    Malgré le tir de barrage des élites du Parti, Donald Trump 
s'est donc imposé mardi dans le Michigan, "gros lot" du jour, 
ainsi que dans le Mississippi et à Hawaï, ne laissant que 
l'Idaho à Ted Cruz, son plus proche adversaire.  
    "Si vous ne voulez pas que Donald Trump soit investi. Si 
vous ne voulez pas offrir la victoire sur un plateau à Hillary 
Clinton et aux démocrates, je vous invite à vous joindre à 
nous", a déclaré ce dernier mercredi. Le sénateur du Texas se 
présente comme la seule alternative crédible, mais n'a pas non 
plus les faveurs du Parti.  
     
    SANDERS RÉSISTE 
    Mardi prochain, la course à l'investiture républicaine aura 
lieu dans l'Ohio, la Floride, l'Illinois, le Missouri et la 
Caroline du Nord.  
    Dans les deux premiers, le vainqueur empochera les voix de 
tous les délégués, ce qui pourrait mettre Donald Trump hors 
d'atteinte.   
    Selon le décompte de l'agence Associated Press, il a d'ores 
et déjà acquis les voix de 458 délégués. Il en faut 1.237 pour 
être investi. Cruz, deuxième, en aurait 359. Marco Rubio, 
sénateur de Floride, est décroché avec 151 et John Kasich, 
gouverneur de l'Ohio, ferme la marche avec 54.  
    Jeb Bush, ex-gouverneur de Floride, qui a jeté l'éponge le 
mois dernier, doit rencontrer Marco Rubio et John Kasich à Miami 
avant les scrutins de mardi, dit-on dans son entourage, sans 
préciser s'il compte apporter son soutien à l'un des deux 
prétendants.  
    Côté démocrate, Hillary Clinton s'est imposée mardi dans le 
Mississippi (41 délégués), où 90% des électeurs noirs ont voté 
pour elle, selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, 
mais Bernie Sanders a fait durer le suspens en l'emportant d'une 
courte tête dans le Michigan, Etat industriel en proie à la 
crise où 148 délégués étaient en jeu. 
    Au décompte des voix acquises, l'ex-sénatrice de New York en 
affiche 1.221 et le sénateur "socialiste" du Vermont, 571. Elle 
peut aussi s'appuyer sur le soutien d'une majorité de "super 
délégués", non élus par ce dispositif de primaires. 
    La convention démocrate réunira 4.764 délégués à 
Philadelphie et il en faudra au moins 2.383 pour briguer la 
succession de Barack Obama lors du scrutin du 8 novembre.  
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur les primaires:  ID:nL8N15G1ZD  
 
 (Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français) 
 
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