USA 2016-Le FBI ne peut pas procéder par insinuations, dit Obama

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 (Actualisé avec citations, contexte §7-9) 
    par Doina Chiacu 
    WASHINGTON, 2 novembre (Reuters) - Barack Obama a estimé 
mercredi qu'il était important que les enquêtes menées par des 
services fédéraux américains ne laissent pas de place à 
l'insinuation et au sous-entendu dans le but d'influencer 
l'opinion publique. 
    Le président américain réagissait pour la première fois aux 
déclarations du directeur du FBI, James Comey, qui a annoncé 
vendredi que ses services allaient à nouveau examiner l'affaire 
de la messagerie privée utilisée par Hillary Clinton lorsqu'elle 
était secrétaire d'Etat entre 2009 et 2013. 
    James Comey avait déclaré en juillet dernier que les 
investigations menées par le bureau fédéral ne justifiaient pas 
de poursuites à l'encontre d'Hillary Clinton tout en qualifiant 
l'attitude de cette dernière "d'extrêmement imprudente". 
    En revenant sur cette décision à onze jours de la 
présidentielle du 8 novembre, le patron du FBI a influencé le 
cours de la campagne et relancé la candidature de Donald Trump 
qui était distancé dans les sondages. 
    Dans un entretien à la radio, Barack Obama a déclaré qu'il 
n'entendait pas s'immiscer dans cette affaire mais a toutefois 
rappelé quelques règles de conduite. 
    "Je pense vraiment qu'il y a une règle selon laquelle dans 
le cadre d'une enquête on ne pratique pas le sous-entendu et on 
n'intervient à partir d'informations incomplètes ou de fuites", 
a déclaré le président américain. 
    Barack Obama a également rappelé que le FBI avait établi que 
son ancienne chef de la diplomatie n'avait pas 
intentionnellement transmis des informations confidentielles via 
le serveur de sa messagerie personnelle. 
    "Lorsque l'enquête a été menée de manière approfondie la 
dernière fois, les conclusions du FBI, les conclusions du 
département de la Justice, les conclusions des investigations 
parlementaires répétées ont été qu'elle (Clinton) n'avait pas 
commis de faute et que, de fait, il n'y avait rien qui 
justifiait des poursuites", a rappelé Obama. 
    "Elle commet une erreur, une erreur de bonne foi, et cela 
explose pour devenir quelque chose de fou", a-t-il poursuivi. 
"Je ne la soutiendrais pas si je n'avais pas une confiance 
absolue dans son intégrité et dans son désir de faire que les 
gens aient un avenir meilleur". 
    Dans un courrier à certains parlementaires républicains, 
James Comey annonçait vendredi que ses services allaient à 
nouveau examiner les courriels de la candidate démocrate à la 
présidentielle tout en ajoutant qu'il était pour l'instant 
impossible d'évaluer l'importance des documents. 
    Cette intervention publique sans précédent d'un dirigeant 
des services de sécurité américains dans une campagne électorale 
a favorisé la candidature de Donald Trump qui y a vu la 
confirmation des accusations de corruption qu'il adresse 
régulièrement au camp démocrate. 
     
 
 (Doina Chiacu; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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