USA 2016-La sécurité, thème N°1 de la convention républicaine

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    par Ginger Gibson et Steve Holland 
    CLEVELAND, 18 juillet (Reuters) - La convention du Parti 
républicain américain ouverte lundi à Cleveland, dans l'Ohio, 
devrait s'efforcer de montrer que Donald Trump, qui sera 
officiellement investi jeudi, est capable de protéger les 
Etats-Unis à la fois de la violence quotidienne dans les rues et 
du terrorisme djihadiste.  
    Mais plusieurs hauts responsables du "Grand Old Party", que 
le tempérament, la rhétorique et les propositions de l'homme 
d'affaires sont loin de convaincre, ne participeront pas à 
l'événement, qui a débuté au lendemain du meurtre de trois 
policiers par un tireur isolé noir à Bâton Rouge.  
    Le choix du slogan "Make America Safe Again" (Rendre 
l'Amérique de nouveau sûre") pour la première journée de la 
convention avait été effectué avant les meurtres de Bâton Rouge. 
    L'épouse de Donald Trump, Melania, ex-mannequin slovène 
devenue créatrice de bijoux, devait prendre la parole à la 
tribune lundi soir avant d'être rejointe sur scène par le futur 
candidat ainsi que par le sénateur Tom Cotton, un "dur" en 
matière de politique étrangère, et par l'ex-général Michael 
Flynn, conseiller à la sécurité nationale. 
    Tous devraient promettre que Donald Trump, s'il est élu le 8 
novembre, s'attaquera avec la même fermeté à l'Etat islamique 
(EI) à l'étranger comme au crime sur le sol américain.  
    Mais si le promoteur immobilier devenu prétendant à la 
Maison blanche veut unifier son parti, il doit trouver le moyen 
d'incarner l'autorité présidentielle sans se laisser aller aux 
discours virulents sur l'immigration, la criminalité et la 
sécurité qui lui ont aliéné une partie des électeurs, y compris 
républicains. 
    Illustrant les divisions que la campagne des primaires a 
creusées dans le parti, des dirigeants de tout premier plan du 
camp républicain ne feront pas le déplacement à Cleveland, à 
commencer par les ex-candidats à la présidence Mitt Romney et 
John McCain ou les membres de la famille Bush.  
     
    CLINTON DE NOUVEAU À L'ATTAQUE 
    Donald Trump qui, à 70 ans, n'a jamais occupé aucune 
fonction élective, prononcera le discours de clôture de la 
convention jeudi. La veille, c'est Mike Pence, le gouverneur de 
l'Indiana qu'il a choisi comme candidat à la vice-présidence, 
qui aura pris la parole à la tribune. 
    Sans attendre, la future candidate démocrate, Hillary 
Clinton, a de nouveau reproché lundi à Donald Trump de vouloir 
diviser le pays en attisant les tensions raciales, ethniques et 
religieuses. 
    "Donald Trump a pris la tête du mouvement qui visait à 
dé-légitimiser le premier président noir", a-t-elle dit devant 
un parterre de membres du NAACP, un important mouvement de 
défense des droits civiques, en référence aux déclarations de 
son futur adversaire mettant en doute le fait que Barack Obama 
était né aux Etats-Unis et donc sa capacité à se présenter à la 
présidentielle. 
    "Donald Trump joue les timides avec les suprémacistes 
blancs", a-t-elle également déclaré en lui reprochant de 
mépriser les femmes, d'insulter les immigrés mexicains et de 
vouloir interdire "à tout une religion" d'entrer aux Etats-Unis. 
    Elle faisait référence aux propositions de son futur 
adversaire pour une interdiction temporaire d'entrée des 
musulmans sur le sol américain et pour la construction d'un mur 
à la frontière avec le Mexique.  
    A l'opposé, les responsables républicains devraient profiter 
de la convention de Cleveland pour accuser de nouveau Hillary 
Clinton d'être responsable d'un affaiblissement des Etats-Unis 
sur la scène mondiale lorsqu'elle dirigeait la diplomatie 
américaine, entre 2009 et 2013. 
     
 
 (Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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