USA 2016-Joe Biden fait un pas de plus vers une candidature

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par Jeff Mason EDGARTON, Massachusetts, 23 août (Reuters) - Le vice-président américain Joe Biden, qui entretient encore le suspense, a fait un pas de plus vers une éventuelle candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2016 en s'entretenant samedi avec la sénatrice Elizabeth Warren, figure de l'aile gauche du parti, a-t-on appris dans son entourage. Issu d'une famille catholique modeste, Biden, qui est âgé de 72 ans, réfléchit depuis plusieurs semaines à une possible candidature. L'hypothèse Biden, dont Barack Obama disait il y a un an dans l'hebdomadaire New Yorker qu'il ferait un "superbe président", a pris de l'ampleur à mesure que la campagne d'Hillary Clinton, pour l'heure grandissime favorite, semblait marquer le pas. Rattrapée par l'affaire des courriels envoyés depuis sa messagerie privée lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine sous le premier mandat d'Obama (2009-2013), Clinton est passée cette semaine pour la première fois sous les 50% d'intentions de vote mesurées auprès d'électeurs inscrits comme démocrates. Et sa cote auprès de l'opinion américaine en général est au plus bas depuis mars 2001. (voir ID:nL5N10V03R ) En faisant fuiter sa rencontre avec Elizabeth Warren, Joe Biden fait un pas de plus vers une déclaration de candidature. Très marquée à gauche, la sénatrice du Massachusetts a indiqué qu'elle ne se lancerait pas dans la primaire démocrate, laissant un espace qu'occupe pour l'heure Bernie Sanders, le sénateur du Vermont qui se présente comme "socialiste". Mais elle n'a pas non plus apporté son soutien à l'un ou l'autre des candidats en lice. Son ralliement serait, pour celui ou celle qui saura la convaincre, un atout en vue des premières primaires qui se tiendront dans des Etats où les idées de gauche portent. Officiellement, la rencontre entre ces deux figures du Parti démocrate n'a pas été confirmée, les services du vice-président se contentant de dire que Biden avait bien quitté "à la dernière minute" sa maison du Delaware pour "un entretien privé" à Washington. Mais le temps presse pour le vice-président, actuellement mesuré autour de 14% dans l'électorat démocrate, s'il entend bien briguer l'investiture. David Axelrod, le stratège des victoires électorales d'Obama en 2008 et 2012, souligne que le CV de Biden, élu pour la première fois au Sénat en 1972, est sans égal. "Il a été un partenaire extraordinaire pour l'actuel président. Et la viabilité économique des classes moyennes a été sa priorité et son souci numéro un tout au long de sa carrière", dit-il. "Cela dit, dans les sondages, dans le financement et dans l'organisation, il est loin derrière la candidate de tête (...) Si la donne ne change pas fondamentalement, il lui faudrait remonter une forte pente." (Henri-Pierre André pour le service français)

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