USA 2016-Dernier sprint dans le New Hampshire

le
0
    par Steve Holland et Amanda Becker 
    MANCHESTER, New Hampshire, 8 février (Reuters) - Les 
prétendants aux investitures des Partis démocrate et républicain 
se sont lancés lundi dans un ultime sprint dans le New 
Hampshire, où se jouera mardi la deuxième étape du long 
processus de désignation des candidats à l'élection 
présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. 
    Dans le camp républicain, où neuf candidats restent dans la 
course, Donald Trump et Jeb Bush ont ouvert les hostilités. 
"Qu'est-ce qu'il est guindé", a attaqué le premier, ajoutant que 
le cadet des frères Bush était "comme un enfant gâté".  
    Le second a répliqué sur Twitter. "@realDonaldTrump, vous 
n'êtes pas simplement un perdant, vous êtes aussi un menteur et 
un pleurnichard. John McCain est un héros. Terminé", l'a-t-il 
interpellé. 
    La référence au sénateur de l'Arizona, candidat républicain 
battu par Barack Obama en 2008, renvoie à une des nombreuses 
polémiques lancées par Trump. Le milliardaire new-yorkais avait 
affirmé l'été dernier que McCain, prisonnier de guerre durant la 
Guerre du Vietnam, n'était pas à ses yeux un véritable héros de 
guerre parce qu'il avait été capturé. 
    Quant à l'adjectif "pleurnichard", il fait allusion aux 
critiques de Trump qui avait dit s'être fait voler la victoire 
dans l'Iowa par Ted Cruz, vainqueur surprise le 1er février 
dernier de la première étape des primaires.   
    Selon la dernière moyenne des sondages réalisée par le site 
Real Clear Politics, le milliardaire new-yorkais est crédité 
d'un peu plus de 32% des intentions de vote dans le New 
Hampshire contre 14,6% pour Marco Rubio et 13% pour Ted Cruz, le 
vainqueur de l'Iowa. 
    Avec un peu plus de 12%, le gouverneur modéré de l'Ohio, 
John Kasich, pourrait jouer les trouble-fête.   
    Jeb Bush est donné lui à 9,8%. 
     
    RESTER EN VIE 
    Côté démocrate, Bernie Sanders continue de faire la course 
en tête dans cet Etat voisin de son Vermont avec un score moyen 
d'un peu plus de 53% contre 40,5% pour Hillary Clinton. Mais 
l'avance du sénateur, battu d'un souffle lundi dernier dans 
l'Iowa, s'est légèrement resserrée dans les sondages parus ces 
derniers jours.  
    En 1992, Bill Clinton, l'époux de la candidate, avait pris 
la deuxième place de la primaire démocrate du New Hampshire, 
derrière Paul Tsongas, mais il y avait refait une large partie 
de son retard dans les sondages au point de s'auto-attribuer le 
surnom de "Comeback Kid". 
    "Pour ceux qui sont encore indécis, qui continuent de 'faire 
leur marché', j'espère que je vais pouvoir conclure l'affaire", 
a dit l'ex-secrétaire d'Etat, accompagnée de son mari et de leur 
fille Chelsea, lors d'un meeting au Manchester Community 
College. 
    La primaire du New Hampshire n'est que le deuxième 
rendez-vous d'un long processus qui s'achèvera le 14 juin avec 
la primaire démocrate dans le district fédéral de Washington DC. 
  
    Mais dans le camp républicain, plusieurs candidats jouent 
déjà gros. C'est le cas des "gouverneurs" (Jeb Bush, 
ex-gouverneur de Floride, John Kasich, actuel gouverneur de 
l'Ohio, et Chris Christie, son homologue du New Jersey) qui 
espèrent tous trois freiner Marco Rubio. 
    En prenant la troisième place des caucus de l'Iowa, le jeune 
sénateur de Floride s'est positionné en "candidat du consensus" 
derrière les "contestataires" Donald Trump et Ted Cruz. Mais il 
a de fait attiré sur lui les critiques des autres prétendants du 
camp dit "modéré". Et sa performance mitigée lors du débat 
organisé samedi dans le New Hampshire, diffusé par ABC, a ravivé 
leurs espoirs.  
    S'ils échouent cependant, certains pourraient stopper les 
frais. Kasich s'est ainsi dit prêt à rentrer dans son Ohio si 
son score n'est pas à la hauteur de ses attentes. Après l'Iowa 
déjà, trois candidats ont préféré renoncer: Mike Huckabee, Rand 
Paul et Rick Santorum, qui a apporté son soutien à Rubio. 
    Les routes des démocrates et des républicaines vont ensuite 
se séparer quelques temps: le 20 février, Clinton et Sanders se 
livreront bataille dans le Nevada tandis que les prétendants à 
l'investiture du Grand Old Party tenteront eux de séduire le 
même jour les électeurs de Caroline du Sud. 
 
    VOIR AUSSI 
    Le POINT sur les primaires:   
    Graphique, en anglais, sur les primaires:  
    http://tmsnrt.rs/1QHZulM 
 
 (avec Doina Chiacu à Washington; Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant