USA 2016-Au côté de Clinton, Trump juge Poutine supérieur à Obama

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    par Steve Holland et Jeff Mason 
    NEW YORK, 8 septembre (Reuters) - Donald Trump a jugé 
mercredi que le président russe Vladimir Poutine faisait un 
meilleur chef d'Etat que Barack Obama, tentant de s'imposer dans 
un forum télévisé face à Hillary Clinton comme le mieux à même 
de réaffirmer la puissance américaine.  
    Le candidat républicain et sa rivale démocrate, Hillary 
Clinton, sont apparus l'un à la suite de l'autre à l'antenne de 
la chaîne de télévision nationale NBC, lors d'un forum à New 
York consacré aux questions de défense. 
    Pour Donald Trump, les généraux américains ont trop 
longtemps fait les frais des choix de Barack Obama et de son 
ex-secrétaire d'Etat, Hillary Clinton. 
    "Je pense que sous la direction de Barack Obama et Hillary 
Clinton, les généraux ont été réduits à néant. Ils ont été 
diminués à un point tel que c'est une honte pour notre pays", 
a-t-il dit devant un public comptant d'anciens combattants. 
    Clinton a été pour sa part à nouveau interrogée sur la 
polémique fleuve de sa campagne, l'usage d'une boîte de 
messagerie personnelle alors qu'elle était secrétaire d'Etat de 
2009 à 2013.  
    Le directeur de FBI James Comey a jugé en juillet la 
candidate "extrêmement négligente" dans sa gestion 
d'informations confidentielles, sans toutefois recommander de 
poursuites à son égard.   
    Paraissant agacée, Hillary Clinton a répondu: "J'ai fait 
exactement ce que j'aurai dû faire et je prends cela très au 
sérieux, cela a toujours été le cas, et cela le sera toujours." 
    Le candidat républicain a pour sa part fait l'éloge de 
Vladimir Poutine et a dit soutenir une alliance américano-russe 
pour combattre l'organisation djihadiste Etat islamique. 
   "S'il dit de bonnes choses de moi, je vais dire de bonnes 
choses de lui", a déclaré Donald Trump. "Il est certain que dans 
ce système, il a été un dirigeant, plus que n'a pu l'être notre 
président", a-t-il ajouté.  
    Il a y a quelques semaine, Trump a jugé qu'Obama était "le 
fondateur de l'EI", suscitant une pluie de critiques qui ont 
semblé le ramener à des discours moins enflammés. Depuis, il a 
rattrapé Hillary Clinton dans les sondages, la dernière enquête 
Reuters/Ipsos lui donnant un point d'avance sur la candidate. 
     
    PRÉLUDE AUX DÉBATS 
    Mercredi, Trump a fait mine de vouloir révéler les 
informations confidentielles qui lui ont été confiées par les 
responsables américains de la Défense en vue de l'élection. 
    "Il y a une chose qui m'a choqué", a dit Trump. "Ce que j'ai 
appris, c'est que notre dirigeant, Barack Obama, n'a pas suivi 
ce que nos experts (...) conseillaient", a-t-il ajouté.     
    Donald Trump avait plaidé plus tôt pour le renforcement des 
moyens militaires américains qui sont, selon lui, gages de paix. 
  
    Le forum a offert un préambule aux débats qui confronteront 
dès le 26 septembre les deux principaux candidats à l'élection 
présidentielle américaine, notamment sur les questions de 
défense. 
    Hillary Clinton a mis en valeur son expérience, s'estimant 
"solide comme un roc" et apte à prendre des décisions difficiles 
face à un Donald Trump jugé capricieux par les démocrates. 
    Interrogé sur sa capacité à endosser la fonction de chef 
suprême des Etats-Unis dès janvier, Donald Trump s'est dit prêt 
"à 100%". 
    Esquivant les questions sur ses aptitudes, le milliardaire 
new-yorkais a rapidement recentré le discours sur les critiques 
de sa rivale. "Elle est là depuis 30 ans", a-t-il dit. "On a 
besoin de changement, et vite", a-t-il lancé. 
    Clinton a dit regretter son vote en tant que sénatrice en 
faveur de la guerre en Irak, en 2003, ajoutant que son 
concurrent s'y était à l'époque lui aussi montré favorable. 
    L'homme d'affaires a depuis condamné cette décision et a 
promis d'éviter tout conflit de longue durée au Moyen-Orient. 
    Concernant l'intervention américaine en Libye en 2011, 
Hillary Clinton a défendu son action à la tête de la diplomatie 
américaine. 
    "Autoriser la poursuite d'une guerre civile en Libye aurait 
été aussi dangereux et aussi menaçant que ce dont sommes témoins 
en Syrie", a-t-elle dit. 
     Donald Trump juge les mesures prises par Clinton en Libye 
catastrophiques, évoquant notamment la mort en 2012 de 
l'ambassadeur américain Chris Stevens dans une attaque islamiste 
à Benghazi. "Elle a commis une erreur terrible en Libye", a-t-il 
jugé. 
    "Nous avons rendu le monde plus sûr", a contré Hillary 
Clinton. 
 
 (avec Amanda Becker et Alana Wise à Washington, Gina Cherelus 
et Jonathan Allen à New York; Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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