US Open: Gasquet et Mannarino se hissent au troisième tour

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RICHARD GASQUET FRANCHIT LE 2E TOUR À FLUSHING MEADOWS
RICHARD GASQUET FRANCHIT LE 2E TOUR À FLUSHING MEADOWS

par Eric Salliot

NEW YORK (Reuters) - Deux Français, Richard Gasquet (n°8) et Adrian Mannarino, se sont qualifiés jeudi pour le troisième tour de l'US Open, fatal à un Gaël Monfils qui a fait honneur à sa réputation de "show man".

Un troisième Français - le gagnant du choc fratricide entre Julien Benneteau (n°31) et Jérémy Chardy - les rejoindra vendredi, assurant un total honorable à ce stade de la compétition pour le tennis tricolore privé cette saison de Jo-Wilfried Tsonga et de Gilles Simon.

Richard Gasquet (n°8) a écarté son compatriote Stéphane Robert, 150e mondial et issu des qualifications, en trois manches (6-3 7-5 7-5). Mais la victoire, loin de le satisfaire, a nourri des frustrations.

Samedi, le Biterrois aura l'occasion de retrouver de meilleures sensations face à Dmitry Tursunov, tête de série numéro 32. Le Russe a profité de l'abandon à 7-6 1-1 du Français Guillaume Rufin.

Ce sera la huitième confrontation entre Gasquet et Tursunov. Le Russe mène cinq victoires à deux.

Adrian Mannarino, 63e mondial, a décroché lui la plus belle victoire de sa carrière en Grand Chelem en dominant l'Américain Sam Querrey, tête de série numéro 26, en quatre sets 7-6 7-6 6-7 6-4.

"C'est vrai que l'atmosphère était sympa sur ce court. Quand je voyais des matches sur ce Grandstand à la télé, je me disais que j'aurais aimé y jouer un jour", a décrit Adrian Mannarino. "C'était un super match avec des beaux points. Le gain du troisième set lui a redonné des jambes et j'ai dû m'accrocher au début du quatrième set pour ne pas être breaké."

Huitième de finaliste de Wimbledon au début de l'été, Adrian Mannarino adore l'ambiance des Grands Chelems: "Depuis que je suis épargné par les pépins physiques, je trouve que le format des trois sets gagnants m'avantage car j'ai un gabarit léger et je peux courir longtemps."

MONFILS A FAIT LE SHOW

Au troisième tour, le Val-d'Oisien défiera Roger Federer. "Je l'avais affronté deux fois en 2011, sur le Central de Wimbledon puis sur le Central de Bercy et il m'avait éclaté à chaque fois. Je vais le jouer sur un gros court et ça va être une ambiance géniale. Cette fois, j'espère prendre du plaisir."

Mais Mannarino a un problème: "Roger, je ne l'ai pas vraiment désacralisé. Je l'admire énormément. Quand on le voit s'apprêter à rentrer sur le court, avec son bandana, c'est vraiment la classe. Je vais en discuter avec mes coaches pour ne pas être pris par l'événement."

Gaël Monfils, lui, a calé au deuxième tour face à John Isner. Mais il a quitté le Stadium Armstrong sous une énorme ovation. Très vite distancé en raison d'un service trop vulnérable, le Français a brouillé les cartes, jouant avec la foule et offrant même un de ses challenges à son adversaire, avant de lui ravir le troisième set.

La quatrième manche était serrée et électrique. John Isner montrait des signes de fatigue mais le géant américain, porté par son service (23 aces) s'imposait finalement 7-5 6-2 4-6 7-6 (en 2h55).

"La vraie satisfaction, c'est d'avoir fini le match car j'étais incertain avec ma douleur au psoas", a déclaré Gaël Monfils. "J'ai donné tout ce que j'avais mais il était plus solide. C'était frustrant car j'en avais marre de prendre des aces à 136 miles. J'avais envie d'envoyer et de lui montrer que je pouvais faire pareil mais ça tirait et je suis vite redescendu..."

"L'ambiance était belle. J'ai toujours aimé New York et le public me l'a bien rendu. Ce n'était que du bonheur. Si j'offre mon challenge à John, c'est parce que c'est mon pote ! Je lui dis: 'Tiens, prends-le !' C'était le show !"

Edouard Roger-Vasselin, 67e mondial, a échoué face à l'Allemand Philipp Kohlschreiber, tête de série numéro 22, après quatre sets (6-3 6-2 5-7 6-2).

"Il n'y a pas grand-chose à dire: il a été plus fort que moi. Je manquais peut-être un peu de tennis après mon entorse mais je m'aperçois que je ne parviens pas à franchir un cap en Grand Chelem."

édité par Henri-Pierre André

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