US Open: Djokovic défendra son titre face à Murray

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NOVAK DJOKOVIC RETROUVE ANDY MURRAY EN FINALE DE L'US OPEN
NOVAK DJOKOVIC RETROUVE ANDY MURRAY EN FINALE DE L'US OPEN

par Eric Salliot

NEW YORK (Reuters) - Novak Djokovic (n°1) a salué le retour du beau temps à New York, qui a grandement facilité sa tâche pour dominer dimanche David Ferrer (n°4) en quatre sets (2-6 6-1 6-4 6-2 en 2h32) et se hisser en finale de sa quatrième finale de l'US Open, où il affrontera lundi (à 16h15 locales) le Britannique Andy Murray (n°3).

Cette deuxième demi-finale avait été interrompue samedi après-midi à 5-2 en faveur de l'Espagnol en raison d'une alerte à la tornade dans le quartier du Queen's. Le vent violent avait considérablement gêné le déroulement de la rencontre mais le ciel était encore bleu quand le juge-arbitre a informé les joueurs.

"Nous avons prié pour moins de vent", a reconnu Novak Djokovic. "C'est un gros soulagement car David est l'un des joueurs les plus physiques du circuit. Quand je pense que les deux gars avant nous ont dû jouer pendant quatre sets?"

"Je ne sais pas combien de fois Andy et Tomas ont été gênés dans leur lancer de balle au service. Je n'avais jamais vu cela. Une fois sur le court, on essaie de jouer, de trouver son rythme mais David avait été meilleur. Quand le juge-arbitre est venu à 5-2, je n'avais rien demandé. J'ai découvert que nous étions en mode évacuation du stade."

Dimanche, à l'heure du déjeuner, Novak Djokovic était un autre joueur. Il a pu dicter sa cadence malgré la résistance de David Ferrer, qui a comblé un break au milieu du quatrième set avant de subir la loi du numéro deux mondial, auteur de 34 coups gagnants.

MURRAY COMME LENDL ?

Ce sera la quinzième opposition entre les deux joueurs, âgés de 25 ans. Le Serbe mène la série huit victoires à six. Mais ce sera la deuxième fois seulement qu'ils se disputeront un titre majeur.

En 2011, à l'Open d'Australie, Novak Djokovic s'était imposé en trois sets 6-4 6-2 6-3 mais l'Ecossais a effectué de gros progrès au point d'avoir poussé son rival dans ses retranchements en janvier dernier, lors d'une demi-finale de légende à Melbourne remportée après 4h50 d'un combat intense.

"Ce match était allé au cinquième set (6-3 3-6 6-7 7-6 7-5) et il avait été extrêmement difficile, autant physiquement que mentalement", s'est souvenu Novak Djokovic. "Jusqu'au dernier point, personne ne pouvait dire qui allait l'emporter. Tous nos matches ont été accrochés. Ça se comprend car nous avons des jeux identiques."

"Il a disputé quatre finales de Grand Chelem qu'il a perdues certes. Mais il a suffisamment d'expérience pour gérer ce genre de rendez-vous. Et puis, cette année, il a remporté la médaille d'or de manière impressionnante. On peut s'attendre à un gros match."

L'issue n'altérera pas leur amitié. Samedi, sur un ordinateur, ils ont regardé ensemble le match de football entre l'Ecosse et la Serbie, comptant pour les éliminatoires de la coupe du Monde 2014. "Le nul 0-0 me convient", a souri Novak Djokovic.

Mais lundi, ce sera une guerre d'usure sans merci. Novak Djokovic convoitera un sixième titre Majeur alors qu'Andy Murray rêve d'imiter son coach Ivan Lendl, lequel avait ouvert son compteur en Grand Chelem - à Roland-Garros en 1984 - après quatre échecs consécutifs. Comme l'Ecossais. L'histoire va-t-elle bégayer ?

Edité par Guy Kerivel

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