Uruguay : une gauche réservée sur la légalisation du cannabis garde le pouvoir

le
0
Uruguay : une gauche réservée sur la légalisation du cannabis garde le pouvoir
Uruguay : une gauche réservée sur la légalisation du cannabis garde le pouvoir

La gauche a remporté les élections présidentielles tenues dimanche en Uruguay. Son candidat, Tabaré Vazquez, lui permet de conserver une présidence conquise en 2005 par ce même Tabaré Vazquez. Au pouvoir de 2005 à 2010, il avait depuis laissé la place à José Mujica.

Tabaré Vazquez a rassemblé 56,5% des suffrages. Dans son discours qui a suivi l'annonce des résultats, il a mis en avant les questions d'éducation et de sécurité, deux thèmes majeurs de sa campagne. Il entrera en fonction le 1er mars dans un pays certes en bonne santé économique malgré la crise environnante, mais avec un déficit budgétaire, une inflation élevés et de premiers signes de ralentissement.

Il devra surtout succéder à José Mujica, dit Pepe. Une tâche difficile, tant Pepe est devenu la coqueluche des médias internationaux, à la fois pour son franc-parler contre la société de consommation, son mode de vie humble et pour les mesures majeures qu'il a prises. José Mujica a notamment légalisé l'avortement, le mariage homosexuel et le cannabis, autant de mesures très progressistes en Amérique latine.

VIDEO. Uruguay : le candidat de gauche Tabaré Vazquez revient au pouvoir

Montevideo (Uruguay), dimanche. José Mujica, le président sortant de l'Uruguay, arrive à un bureau de vote. (AFP/Daniel Caselli)

Cancérologue, Tabaré Vazquez avait adopté, lors de son premier mandat, de très strictes lois anti-tabac, qui avaient valu à son pays un procès du fabricant Philip Morris. Réservé sur la légalisation du cannabis, il en déconseille fortement la consommation. Il juge de plus «incroyable» sa possible vente en pharmacie, prévue dans la loi. Il compte mettre en place «une évaluation stricte de l'impact de cette loi sur la société».

Mais il ne devrait pas revenir sur cette législation pionnière dans le monde, se contentant selon ses mots des «corrections qui seront nécessaires». La légalisation était en effet inscrite dans ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant