?urkovi? : "Saint-Étienne est mon pays"

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?urkovi? : "Saint-Étienne est mon pays"
?urkovi? : "Saint-Étienne est mon pays"

Il n'a jamais oublié Saint-Étienne, et Saint-Étienne ne l'a pas oublié non plus. Ivan ?urkovi? est le gardien légendaire des Verts. En 383 matchs avec Sainté, le natif de Mostar (Bosnie-Herzégovine) a remporté quatre championnats de France, trois coupes nationales et a participé à la fameuse finale de la Coupe d'Europe des clubs champions face au Bayern, en 1976. À 73 ans et après plusieurs vies, ?urkovi? revient sur ses années dans le Forez.

Pour se projeter dans une nouvelle vie, il est important de faire le deuil de sa carrière.
Oui. Lorsque vous terminez votre carrière, que vous quittez les terrains de foot, il faut sortir le joueur qui est en vous parce que s'il reste, il vous gêne énormément. Il veut toujours se comparer aux joueurs actuels. Si vous arrivez à le mettre de côté, vous pouvez faire une belle après-carrière, comme dirigeant sportif par exemple. Vous n'êtes pas gêné intérieurement. Vous ne vous dites pas tel club ou telle personne n'a pas été correct avec moi, alors que j'ai tellement donné par le passé... quand j'ai disputé mon dernier match, je savais qu'il n'y en aurait plus derrière. Durant toute ma carrière à Saint-Étienne, je n'ai manqué que quatre rencontres. Les matchs, les entraînements, tous les gestes à répéter, j'en avais un peu marre à la fin. J'étais un peu fatigué, je sortais de 22 ans de carrière, donc je n'ai eu aucun mal à sortir ce grand joueur, ce grand gardien de but qui était en moi.

Ivan ?urkovi? : " Je ne suis pas yougo-nostalgique "

Racontez-moi votre Saint-Étienne.
À l'époque la France était une grande nation dans le sport, la culture, l'industrie, dans tous les domaines. Depuis 1958 jusqu'à l'époque de Saint-Étienne, il n'y avait pas beaucoup de succès footballistiques, surtout sur le plan international. On était une jeune équipe dans une petite ville industrielle de mineurs de 300 000 habitants.
"Tout le monde a commencé à nous supporter. Bien sûr, l'apothéose fut lorsqu'on est allés en demi-finales de la Coupe des champions, et puis en finale l'année suivante."
Elle ne comptait que deux étrangers, l'Argentin Piazza et le Yougoslave ?urkovi?. On a disputé des matchs exceptionnels à partir de

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