Universités : Thierry Mandon relance la sélection

le , mis à jour à 08:16
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Universités : Thierry Mandon relance la sélection
Universités : Thierry Mandon relance la sélection

Poussez-vous donc un peu... En cette rentrée universitaire, rassemblant 2,6 millions d'étudiants, quelque 45 600 élèves supplémentaires (+ 1,8 %) sont attendus dans l'enseignement supérieur, dont 32 400 (+ 2,1 %) pour les seules universités. Une augmentation qui pose question, pour un système proche de l'engorgement. Amphis bondés, tirage au sort pour accéder à certaines licences d'études de sport (Staps), embouteillage des demandes d'inscription au niveau du master... Comment faire pour empêcher les facultés de craquer ? « Pour moi, la sélection n'est pas un gros mot », répond le secrétaire d'Etat à l'enseignement supérieur, Thierry Mandon, qui a accepté hier de recevoir en exclusivité « le Parisien » - « Aujourd'hui en France », à la veille de sa conférence de presse de rentrée.

 

Jusqu'à présent, sa ministre de tutelle, Najat Vallaud-Belkacem, préférait le terme plus consensuel de « recrutement ». Va-t-il plus loin ? Oui, en utilisant clairement la notion de sélection. « C'est un mot, précise-t-il, qui convient à la ministre, sinon je ne l'utiliserais pas. »

 

«Je fais tout pour parvenir à cette réforme prétendue impossible»

 

Mais la prudence reste de mise. Voilà des mois que, dans la plus grande discrétion, le ministère de l'Education réunit les présidents d'université et les représentants des associations étudiantes pour autoriser des facs à sélectionner leurs élèves entre le master 1 (bac + 4) et le master 2 (bac + 5), tout en garantissant à tous le droit de poursuivre des études. Pour l'instant, c'est au niveau du master 2 que l'écrémage s'opère pour 1 300 formations — soit 40 % de l'offre — depuis qu'un décret a été pris dans l'urgence en mai, après la multiplication de recours en justice d'étudiants retoqués. Mais le fond du problème demeure  : des jeunes se retrouvent, après au moins quatre ans d'études, sans débouché pour finir leur ...

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