Université d'été des "frondeurs" du PS à La Rochelle

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LES "FRONDEURS" DU PS TIENDRONT LEUR UNIVERSITÉ D'ÉTÉ À LA ROCHELLE
LES "FRONDEURS" DU PS TIENDRONT LEUR UNIVERSITÉ D'ÉTÉ À LA ROCHELLE

PARIS (Reuters) - Les "frondeurs" du Parti socialiste tiendront une université d'été les 10 et 11 septembre à La Rochelle, alors que la direction du PS a annulé la sienne, prévue à Nantes.

Leur site internet, "A gauche pour gagner", précise qu'ils débattront à cette occasion de leur plate-forme pour 2017, de leur engagement dans l'élection présidentielle de l'année prochaine et de l'avenir de la gauche française.

Le PS avait initialement décidé de ne plus tenir son université d'été à La Rochelle, point traditionnel de rassemblement de ses cadres et militants chaque été depuis 1993, mais à Nantes, fief du ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Mais le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a finalement annoncé début juillet que ce rendez-vous serait remplacé par des séminaires organisés dans plusieurs villes. Il a invoqué un climat social tendu et des risques de violence, en raison notamment du mouvement de contestation contre le projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes de l'aéroport de Nantes.

"Nous n'avons pas compris pourquoi le parti annulait son université d'été, que ce soit à Nantes ou ailleurs", a déclaré à Reuters le député "frondeur" Pascal Cherki. "On ne peut pas laisser les socialistes sans rentrée."

"Nous allons réunir les camarades qui souhaitent venir et on va discuter de la préparation de la rentrée et de la primaire" à gauche pour l'élection présidentielle, a-t-il ajouté. "Il y aura plusieurs centaines de personnes."

Il a précisé que l'ancien ministre Benoît Hamon était invité et qu'Arnaud Montebourg, autre ancien membre du gouvernement, en froid avec le Premier ministre, Manuel Valls, pourrait venir "s'il veut".

En revanche, le député François Lamy, proche de la maire de Lille Martine Aubry, a dit à Reuters qu'il ne savait pas encore s'il irait à ce rassemblement.

"Je ne fais pas partie des frondeurs. Compte tenu du climat actuel, on verra à la rentrée", a-t-il déclaré.

Les "frondeurs" ont contraint à deux reprises Manuel Valls à engager la responsabilité du gouvernement à l'Assemblée nationale sur le projet de loi Travail, en vertu de l'article 49-3 de la Constitution, en refusant de voter ce texte qui doit être adopté définitivement mercredi.

(Emmanuel Jarry et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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