Université - Anne Fraïsse : "L'inscription libre est un principe hypocrite"

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L'université de Montpellier.
L'université de Montpellier.

La polémique enfle. Face à la pénurie de moyens croissante, de nombreuses universités mettent en place des "capacités d'accueil", seuil maximum d'étudiants qu'elles sont en mesure d'accueillir dans une filière, ce qui, compte tenu du nombre de candidatures, aboutit parfois à un tirage au sort. C'est ce que déplore l'Unef dans son rapport annuel 2014. Le syndicat étudiant y voit une manière de contourner l'interdiction de sélection à l'entrée. Anne Fraïsse, présidente de l'université Paul-Valéry-Montpellier-3, répond au syndicat. Et nous éclaire sur la crise profonde que traverse l'université.Le Point.fr : Que pensez-vous de la polémique sur le tirage au sort à l'université ? Anne Fraïsse : C'est loin d'être une petite polémique, cela révèle l'un des principaux problèmes de l'université. Nous ne sommes plus en capacité financière d'accueillir tous les étudiants. Or, le tirage au sort, c'est la contrepartie du fait qu'on ne peut pas faire de sélection. Si on ne peut pas sélectionner sur dossier, ou sur prérequis, et si on a un nombre de places limité, c'est nécessairement le hasard qui décide. Quelle est la situation financière de votre université ? Nous sommes en déficit chronique de 1,5 million d'euros. L'État continue à prendre des mesures qui agissent sur la masse salariale, l'autonomie étant une hypocrisie. Maintenant, comme nous n'avons aucune marge, à nous de compenser ailleurs. Nous avons...

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