Union-Moscovici a de "bonnes chances" d'avoir l'économie

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(Actualisé avec calendrier, périmètre possible du portefeuille) PARIS, 1er septembre (Reuters) - Pierre Moscovici a de "bonnes chances" d'être nommé commissaire aux Affaires économiques et monétaires dans l'exécutif européen dont la composition devrait être présentée dans les jours qui viennent, a-t-on appris lundi de source diplomatique française. Une source proche de l'ancien ministre de l'Economie a évoqué des "indices concordants" à propos de cette nomination, qui suscitait jusqu'à présent des réticences en Allemagne. L'incapacité de la France à atteindre ses objectifs budgétaires était un argument avancé à Berlin pour refuser que l'ancien ministre des Finances de François Hollande devienne le gendarme du pacte de stabilité européen. Selon le magazine Der Spiegel, Angela Merkel a désormais levé ses objections. La chancelière allemande a en effet obtenu samedi dernier à Bruxelles que son candidat pour la présidence du Conseil européen, le Premier ministre polonais Donald Tusk, un libéral dont elle est proche, occupe le poste. Donald Tusk présidera aussi les sommets de la zone euro, alors que son pays n'est pas membre de la monnaie unique, ce qui donne à l'allié d'Angela Merkel un pouvoir important, la Commission européenne ne faisant que proposer des recommandations ou des sanctions contre les mauvais élèves. Selon une source de la Commission, Pierre Moscovici pourrait en outre être placé sous la supervision d'un vice-président chargé de toute la politique économique, par exemple l'ancien Premier ministre finlandais Jyrki Katainen, un partisan de l'orthodoxie. Le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, doit, selon la même source, annoncer au début de la semaine prochaine la répartition des portefeuilles dans l'équipe qui pilotera l'institution à partir du 1er novembre au plus tard. Mais l'annonce en est retardée, plusieurs pays, dont la Belgique, n'ayant pas encore fait le choix de leur candidat pour la Commission. En outre, peu de femmes ont été nommées, alors que Jean-Claude Juncker veut approcher la parité. Une fois les portefeuilles distribués, chaque candidat subira une audition devant les commissions parlementaires compétentes du Parlement européen, qui ont dans le passé barré la route à certains certains candidats. Le Parlement ne peut rejeter individuellement des candidats mais doit approuver la Commission dans son ensemble lors d'un vote d'investiture, ce qui revient de facto à un droit de veto politique si un commissaire est jugé incompétent. (Elizabeth Pineau et Julien Ponthus, avec Robin Emmott and Jan Strupczewski à Bruxelles, édité par Yves Clarisse)

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  • M1903733 le lundi 1 sept 2014 à 21:34

    Attention capable de coule la France et l'UE avec.

  • nanard83 le lundi 1 sept 2014 à 19:21

    nul de + FRANCAIS

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