Union-L'Italie appelle à un "Schengen de la Défense"

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    PARIS, 10 août (Reuters) - Les ministres italien de la 
Défense et des Affaires étrangères appellent, dans une tribune 
publiée mercredi, à un "Schengen de la Défense" et à la mise en 
place d'une "force multinationale européenne" dotée de 
mécanismes décisionnels et budgétaires communs.     
    Véritable serpent de mer depuis plus d'un demi-siècle, la 
question d'une Europe de la Défense a été relancée avec la 
sortie programmée de l'Union européenne de la Grande-Bretagne, 
opposante de longue date à ce projet, et par la hausse du nombre 
d'attentats sur le sol européen.  
    Trois semaines après le "Brexit" et à la veille de 
l'attentat du 14 juillet à Nice, la France et l'Allemagne ont 
fait part de leur intention de prendre le leadership sur ce 
dossier, François Hollande promettant qu'il ferait une 
proposition pour renforcer la coopération européenne en matière 
de défense.  
    Dans une tribune au Monde, les ministres italiens des 
Affaires étrangères et de la Défense défendent "le lancement par 
un groupe d'Etats membres d'une sorte d'Union pour la défense 
européenne". 
    "Dans l'optique de ce 'Schengen de la défense', un groupe 
d'Etats membres pourrait accélérer son intégration dans le 
domaine de la défense, en mutualisant un certain nombre de 
capacités et de ressources, ", écrivent Paolo Gentiloni et 
Roberta Pinotti.  
    "Il ne s'agirait pas de créer une 'armée européenne' 
regroupant la totalité des forces nationales des Etats 
participants mais plutôt de constituer une 'force européenne 
multinationale' avec des fonctions et un mandat établis 
conjointement, dotée d'une structure de commandement et de 
mécanismes décisionnels et budgétaires communs", soulignent-ils. 
    Les capacités et les forces développées et mutualisées 
"seraient à la disposition non seulement de l'Union européenne 
pour ses missions militaires mais également de l'Otan et des 
Nations unies". 
    Dans sa phase initiale, ce projet pourrait être porté par un 
groupe restreint de pays avant de s'ouvrir à l'ensemble des 
Etats membres. A terme, "l'objectif serait d'encourager la 
participation d'un grand nombre d'Etats membres pour incorporer 
cette initiative dans les traités, comme ce fut justement le cas 
avec les accords de Schengen", signés initialement par cinq pays 
et désormais par 26.  
    Les dirigeants européens doivent se retrouver en septembre à 
Bratislava pour un sommet censé permettre de trouver de 
nouvelles pistes pour relancer l'Union européenne après le 
Brexit.    
 
 (Marine Pennetier, edité par Yann Le Guernigou) 
 
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  • charleco il y a 4 mois

    Un premier pas vers une libération du joug otanien?