Union-Juncker est "à l'évidence" à sa place, assure Moscovici

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PARIS, 10 novembre (Reuters) - Pierre Moscovici a pris lundi la défense du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, éclaboussé par la parution d'informations sur les accords fiscaux secrets entre 340 multinationales et le Luxembourg, dont il a été Premier ministre pendant dix-huit ans. Des députés européens demandent à Jean-Claude Juncker de venir s'expliquer devant le Parlement. En France, les souverainistes ont réclamé la démission du dirigeant entré en fonction il y a dix jours à peine. ID:nL6N0SW4VE La Commission assure que l'enquête sur ces accords signés entre 2002 et 2010, qui représentent des milliards d'euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où sont réalisés les bénéfices, se poursuivrait sans interférence de sa part. Interrogé lundi sur cette situation à l'occasion d'une conférence de presse à Paris, le nouveau commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a demandé à ne pas juger Jean-Claude Juncker à l'aune de ces révélations. "Il faut être conscient que quand on arrive quelque part, on arrive avec son passé", a dit l'ex-ministre français de l'Economie. "Il n'a pas à être jugé sur son passé." "La question est : est-ce qu'il est apte à présider la Commission européenne. Il l'est, à l'évidence. Il est plus qu'à sa place", a-t-il ajouté, se disant "très à l'aise" dans une commission dirigée par Jean-Claude Juncker. Pour le commissaire français, la Commission n'est en rien fragilisée par les attaques qui visent son président, ni même en porte-à-faux. dans son enquête. "Il y aurait un handicap s'il y avait une volonté de freiner. Ce n'est pas le cas", a-t-il dit. "Ce sont des enquêtes qui ont démarré sous la précédente Commission", a-t-il insisté. "Elles vont continuer en toute indépendance et en toute transparence." Pierre Moscovici, également chargé de la Fiscalité au sein de la Commission, a assuré que l'exécutif européen avait pour objectif de combattre le secret bancaire, notamment en mettant en application dès 2016 l'échange automatique de données tel que préconisé par l'OCDE pour lutter contre l'optimisation fiscale. "Le président de la Commission est conscient comme nous tous que ce sont des pratiques du passé", a-t-il dit au sujet de l'affaire luxembourgeoise. "Le secret bancaire doit être ramené vite à ce qu'il sera, une survivance du passé." "Je n'ai pas parlé spécifiquement à Jean-Claude Juncker mais (il a) une volonté politique : que l'Union européenne bascule dans un monde sans secret bancaire", a-t-il insisté. (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 le mardi 11 nov 2014 à 18:16

    Mais à "l'évidence" ...lui, Mosco, n'y est pas !!!...

  • coco123 le lundi 10 nov 2014 à 17:48

    l europe deviendra la tour de babel et amèra la révolution

  • coco123 le lundi 10 nov 2014 à 17:43

    tous des ripoux ...mais en col blan chi