Unilever va reprendre les négociations sur Fralib

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Unilever va reprendre les négociations sur Fralib
Unilever va reprendre les négociations sur Fralib

MARSEILLE (Reuters) - Le groupe Unilever a accepté de rouvrir les négociations sur le sort de Fralib, site qui fabrique en France les thés Lipton et les infusions Eléphant, menacé de fermeture faute de rentabilité, a annoncé vendredi Arnaud Montebourg.

Le nouveau ministre du Redressement productif, qui affirme que "la France est en état de mobilisation générale autour de la défense de ce site industriel", s'est rendu auprès des salariés à Gémenos, à une vingtaine de kilomètres de Marseille.

"Unilever accepte de revenir à la table des négociations", a-t-il déclaré à la presse, en présence des salariés.

Fralib et Unilever ont confirmé dans un communiqué leur volonté de participer à cette table ronde.

"Cette réunion va permettre de mettre les différents projets de revitalisation sur la table pour les examiner en présence de toutes les parties prenantes", déclare Sophie Jayet, porte-parole de la direction de Fralib, dans le communiqué.

"Mais deux choses doivent être précisées : d'une part, compte tenu de ses surcapacités industrielles en Europe, Unilever ne pourra sous-traiter aucun volume de production. D'autre part, la marque Eléphant, qu'elle possède depuis 40 ans, ne sera ni cédée ni vendue."

Le groupe anglo-néerlandais, a précisé Arnaud Montebourg, accepte en outre "de ne pas demander l'exécution de la décision de justice qui ordonnait l'évacuation de l'usine", occupée depuis deux semaines par ses salariés.

LES MACHINES RESTENT

Le tribunal de grande instance de Marseille a autorisé le 16 mai le recours à la force publique pour l'évacuation de l'usine à partir du 1er juin.

La décision de faire appliquer l'expulsion est reportée à fin juin "pour permettre l'émergence d'une solution", précise Fralib dans un communiqué.

L'engagement a également été pris par Unilever que les machines ne quitteraient pas l'usine tant que dureraient les discussions, a ajouté Arnaud Montebourg.

Le ministre a annoncé en outre la nomination d'un médiateur “pour examiner les différents projets de reprise qui lui fera un point dans un mois.

"On se revoit dans un mois avec le ministre mais les premiers contacts sont prévus à Marseille dès la semaine prochaine", a dit le secrétaire du comité d'entreprise, Gérard Cazorla. "“Les choses sérieuses commencent enfin. La présence d'Unilever autour de la table des négociations est ce que nous demandons depuis 605 jours que nous luttons".

Fralib emploie 182 personnes. Une centaine d'entre elles ont jusqu'ici repoussé les offres de reclassement proposées par le groupe industriel après la validation, le 20 avril, par la justice de son plan de sauvegarde de l'emploi, le troisième présenté par l'entreprise après le rejet des deux premiers par les tribunaux.

Durant la campagne électorale, François Hollande avait fait part de sa volonté de "faire pression" sur les dirigeants d'Unilever pour que les machines ainsi que la marque Eléphant, qui a été créée en 1896 à Marseille, soient cédées aux employés dans le cadre d'une solution de reprise des activités.

Arnaud Montebourg, qui s'est engagé à "faire le pompier partout en France", devait se rendre vendredi à la raffinerie LyondellBasell (370 salariés) de l'étang de Berre, près de Marseille, où l'activité est suspendue depuis janvier faute d'un repreneur.

Jean-François Rosnoblet, avec Sophie Louet à Paris, édité par Yves Clarisse

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  • M8931549 le vendredi 25 mai 2012 à 12:36

    Allez Montebourg, allez Montebourg, allez.....