Unilever a redressé ses ventes au dernier trimestre 2013

le
0
RECUL DU CA 2013 D'UNILEVER
RECUL DU CA 2013 D'UNILEVER

par Martinne Geller

LONDRES (Reuters) - Unilever a fait état d'une reprise de ses ventes dans les pays émergents au quatrième trimestre, une évolution qui a dopé les résultats 2013 et qui a rassuré les investisseurs après le ralentissement qui avait été constaté sur la période juillet-septembre.

De ce fait, le titre du géant anglo-néerlandais des biens de consommation courante affichait vers 11h10 GMT la plus forte hausse de l'indice EuroStoxx 50 avec un gain de 3,8% sur les deux places où il est coté, Londres et Amsterdam.

Le propriétaire de marques telles que les crèmes glacées Ben & Jerry's, les thés Lipton et les savons Dove génère désormais plus de la moitié de son chiffre d'affaires dans les pays émergents et ceux en voie de développement.

Au troisième trimestre 2013, le groupe avait subi de plein fouet à la fois le ralentissement de la croissance économique dans des pays tels que l'Indonésie, le Brésil et le Viêtnam et la dévaluation de plusieurs monnaies comme le réal brésilien et la roupie indienne.

Mais le groupe semble avoir surmonté ces difficultés sur les trois derniers mois de l'année, caractérisés par une hausse de 8,4% des ventes dans les pays émergents, après +5,9% au troisième trimestre.

"Les ventes dans les pays émergents ont rebondi, avec notamment de bonnes performances en Russie, en Turquie, en Chine et en Indonésie", a souligné Keith Bowman, analyste chez Lansdown Stockbrokers.

Paul Polman, directeur général d'Unilever, a déclaré que l'entreprise n'allait pas changer de stratégie dans les pays émergents, notant que la croissance y restait bien plus soutenue que dans les pays développés.

"Par rapport à septembre, nous sommes satisfaits de nos performances dans les pays émergents", a dit à Reuters Jean-Marc Huet, directeur financier d'Unilever.

OBJECTIFS MAINTENUS

Lors d'une conférence téléphonique, Paul Polman a dit que le groupe s'en tenait à ses objectifs pour 2014, à savoir une croissance de ses volumes de ventes supérieure à celle de ses principaux marchés ainsi qu'une amélioration de sa marge opérationnelle et de sa génération de trésorerie.

Il a ajouté que, dans les pays développés, il n'avait pas encore été constaté de reprise de la demande des consommateurs malgré des indicateurs, notamment aux Etats-Unis, attestant d'une amélioration de la conjoncture.

Le chiffre d'affaires sur l'ensemble de 2013 a reculé de 3%, sous le coup d'un effet de change négatif et de la vente de certains actifs.

Mais, en excluant l'impact des variations de change, les acquisitions et les désinvestissements, les ventes ont augmenté de 4,1% sur les trois derniers mois de l'année alors que les analystes financiers anticipaient en moyenne une progression de 3,9%.

Au troisième trimestre, la hausse des ventes constantes avait été de 3,2%.

Le bénéfice courant par action 2013 est ressorti à 1,58 euro contre un consensus de 1,53 euro.

Selon Unilever, les effets de change devraient diminuer de quelque 5% la croissance des ventes en 2014.

Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Véronique Tison

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant