UniCredit tente d'évaluer l'intérêt pour FinecoBank-sources

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    par Pamela Barbaglia 
    LONDRES, 7 octobre (Reuters) - UniCredit  CRDI.MI  a engagé 
des discussions informelles avec plusieurs banques dans le but 
d'évaluer leur intérêt pour sa filiale de courtage en ligne 
FinecoBank  FBK.MI  dans l'espoir que celle-ci soit valorisée au 
moins 2,5 milliards d'euros, a-t-on appris de deux sources 
proches du dossier vendredi. 
    La première banque d'Italie possède 55,4% du capital de 
FinecoBank, cotée à la Bourse de Milan, et elle souhaite sonder 
d'éventuels acquéreurs dans le cadre de la revue générale de ses 
actifs, ont expliqué ces sources. 
    FinecoBank est valorisée près de 3,1 milliards d'euros mais 
certains analystes et banquiers jugent ce montant artificiel en 
expliquant que la filiale bénéficie d'un traitement comptable et 
réglementaire favorable des obligations émises par UniCredit 
qu'elle détient et qui, selon les analystes d'ICBPI, 
représentent 80% du total de ses avoirs.  
    Des discussions informelles ont lieu avec un petit nombre de 
banques italiennes et étrangères, ont dit des sources. L'une 
d'elles a cité les noms de Banca Generali  BGN.MI , d'Intesa 
Sanpaolo  ISP.MI  et de BNP Paribas  BNPP.PA . 
    Mais les acquéreurs potentiels restent loin du montant 
espère par UniCredit, a noté cette source, évoquant des offres 
potentielles autour de deux milliards d'euros seulement.  
    Un porte-parole d'Intesa Sanpaolo a démenti tout intérêt 
pour FinecoBank. Des représentants d'UniCredit, Banca Generali 
et BNP Paribas ont refusé de commenter ces informations. 
     
    DOUTES SUR LA VALORISATION 
    Il n'est certain que le processus en cours aboutira à un 
accord, ont dit les sources, expliquant qu'UniCredit souhaitait 
avant tout optimiser la valorisation de ses actifs pour combler 
son manque de fonds propres, qui pourrait atteindre huit 
milliards d'euros.  
    Assicurazioni Generali  GASI.MI , qui contrôle Banca 
Generali, a récemment pris part aux enchères organisées par 
UniCredit pour vendre sa filiale de gestion d'actifs Pioneer, 
mais son offre a été moins élevée qu'attendu.  
    Une cession de FinecoBank, dont la capitalisation boursière 
atteint trois milliards d'euros, permettrait à UniCredit 
d'augmenter son ratio de fonds et donc de réduire le besoin 
d'une augmentation de capital.  
    Le nouvel administrateur délégué du groupe, Jean-Pierre 
Mustier, doit présenter le 13 décembre un nouveau plan 
stratégique incluant des mesures de renforcement des fonds 
propres. Dans cette optique, il souhaite disposer d'éléments 
clairs sur le montant qu'il peut espérer tirer des cessions 
d'actifs avant de lancer un appel au marché.  
    Certains analystes estiment qu'une vente de FinecoBank 
pourrait être compliquée par le fait que la filiale tire la 
moitié environ de ses revenus des quelque neuf milliards d'euros 
d'obligations UniCredit qu'elle détient.  
    Le risque attaché à ces titres n'est pas comptabilisé pour 
l'instant car UniCredit contrôle FinecoBank mais une sortie de 
ce dernier du groupe pourrait avoir un impact important en 
termes comptables et réglementaires, expliquent ces analystes. 
     
 
 (avec Paolo Arosio et Gianluca Semeraro à Milan; Marc Angrand 
pour le service français) 
 

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