UniCredit tente d'évaluer l'intérêt pour FinecoBank

le
4
UNICREDIT SONDE DES ACQUÉREURS POUR SA FILIALE DE COURTAGE EN LIGNE
UNICREDIT SONDE DES ACQUÉREURS POUR SA FILIALE DE COURTAGE EN LIGNE

par Pamela Barbaglia

LONDRES (Reuters) - UniCredit a engagé des discussions informelles avec plusieurs banques dans le but d'évaluer leur intérêt pour sa filiale de courtage en ligne FinecoBank dans l'espoir que celle-ci soit valorisée au moins 2,5 milliards d'euros, a-t-on appris de deux sources proches du dossier vendredi.

La première banque d'Italie possède 55,4% du capital de FinecoBank, cotée à la Bourse de Milan, et elle souhaite sonder d'éventuels acquéreurs dans le cadre de la revue générale de ses actifs, ont expliqué ces sources.

FinecoBank est valorisée près de 3,1 milliards d'euros mais certains analystes et banquiers jugent ce montant artificiel en expliquant que la filiale bénéficie d'un traitement comptable et réglementaire favorable des obligations émises par UniCredit qu'elle détient et qui, selon les analystes d'ICBPI, représentent 80% du total de ses avoirs.

Des discussions informelles ont lieu avec un petit nombre de banques italiennes et étrangères, ont dit des sources. L'une d'elles a cité les noms de Banca Generali, d'Intesa Sanpaolo et de BNP Paribas.

Mais les acquéreurs potentiels restent loin du montant espère par UniCredit, a noté cette source, évoquant des offres potentielles autour de deux milliards d'euros seulement.

Un porte-parole d'Intesa Sanpaolo a démenti tout intérêt pour FinecoBank. Des représentants d'UniCredit, Banca Generali et BNP Paribas ont refusé de commenter ces informations.

DOUTES SUR LA VALORISATION

Il n'est certain que le processus en cours aboutira à un accord, ont dit les sources, expliquant qu'UniCredit souhaitait avant tout optimiser la valorisation de ses actifs pour combler son manque de fonds propres, qui pourrait atteindre huit milliards d'euros.

Assicurazioni Generali, qui contrôle Banca Generali, a récemment pris part aux enchères organisées par UniCredit pour vendre sa filiale de gestion d'actifs Pioneer, mais son offre a été moins élevée qu'attendu.

Une cession de FinecoBank, dont la capitalisation boursière atteint trois milliards d'euros, permettrait à UniCredit d'augmenter son ratio de fonds et donc de réduire le besoin d'une augmentation de capital.

Le nouvel administrateur délégué du groupe, Jean-Pierre Mustier, doit présenter le 13 décembre un nouveau plan stratégique incluant des mesures de renforcement des fonds propres. Dans cette optique, il souhaite disposer d'éléments clairs sur le montant qu'il peut espérer tirer des cessions d'actifs avant de lancer un appel au marché.

Certains analystes estiment qu'une vente de FinecoBank pourrait être compliquée par le fait que la filiale tire la moitié environ de ses revenus des quelque neuf milliards d'euros d'obligations UniCredit qu'elle détient.

Le risque attaché à ces titres n'est pas comptabilisé pour l'instant car UniCredit contrôle FinecoBank mais une sortie de ce dernier du groupe pourrait avoir un impact important en termes comptables et réglementaires, expliquent ces analystes.

(avec Paolo Arosio et Gianluca Semeraro à Milan; Marc Angrand pour le service français)


Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • b.renie il y a un mois

    La banque est une profession qui exige de ceux qui prétendent l'exercer, une moralité et une discipline de janséniste.On en est loin semble-t-il à enregistrer tous les scandales qui éclatent à travers le monde. Le G20 doit se saisir de ce problème dont les conséquences pour les équilibres économiques et sociaux du monde entier peuvent être gravissimes pour lui donner une solution fondamentale. Eluder ce chantier serait irresponsable

  • b.renie il y a un mois

    L'ironie de la situation créée par le modèle de banque universelle est qu'il permet l'apparition d'institutions financières (que je n'appellerais pas banques mais qui font appel à l'épargne publique en recueillant des dépôts) qui les concurrencent comme les banques des sociétés de téléphonie mobile ou encore les grandes structure de distribution de masse voire l'une ou l'autre des GAFA qui créée la banque universelle à l'envers.Cela n'a rien d'anodin parce que plus que dangereux.

  • b.renie il y a un mois

    La Deutsche Bank est-elle une bombe financière à retardement ? On en est pas là mais ce qui se passe est un avertissement sans frais. Il y a du ménage à faire mais pas seulement dans cette banque. Il faut reprendre en main le fonctionnement de la finance internationale car il est prouvé que les banquiers dirigeant toutes les grandes banques actuels sont complètement sortis des rails.

  • b.renie il y a un mois

    Intesa Sanpaolo acquéreur d'un filiale d'UNICREDIT !!! Intesa ferait mieux de mettre de l'ordre dans ses affaires car sa situation pourrait facilement être meilleure