Unibail-Rodamco: pression sur les valeurs foncières.

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(CercleFinance.com) - En hausse de plus de 2% en ce midi du 11 novembre, vers 210 euros, l'action Unibail-Rodamco se classait dans le peloton de tête des composantes d'un indice CAC 40 en retrait de 0,6%. Ce mouvement ressemble fort à un rebond après la baisse marquée de ces dernières semaines. Hier en séance, le titre a accusé une baisse allant jusqu'à 3,9%. En cause : des anticipations de redressement des taux d'intérêt.

Petit historique : Unibail-Rodamco est un géant parmi les sociétés foncières cotées, ces SIIC (Société d'investissement immobilier coté ; REIT, en anglais). Le groupe est spécialisé dans l'immobilier commercial : centres commerciaux, bureaux (surtout à la Défense et dans le 'quartier central des affaires' de Paris), et quelques centres de congrès. Proche de 21 milliards d'euros, sa capitalisation boursière le classe aux environs d'ArcelorMittal, d'Essilor International ou de Renault.

La capacité d'Unibail à développer et louer des actifs immobiliers de qualité ne fait guère de doute. Mais on constatera que le “sommet” de l'action, aux environs de 260 euros, remonte aux premiers mois de l'année 2015. Puis la tendance a été à l'oscillation autour, grosso modo, des 230 euros. Avant qu'un accès de baisse ne vienne peser sur le titre depuis fin octobre : hier, l'action est tombée jusqu'à 204,10 euros, du jamais vu depuis fin 2014. Il ne s'agit pas d'un phénomène propre à Unibail-Rodamco : l'indice IEIF des foncières cotées en France suit un parcours similaire.

Structurellement, les sociétés foncières portent une lourde dette avec laquelle elles développent leurs projets. Grâce à la baisse des taux à des niveaux historiques ces dernières années, elles ont pu se refinancer à bon compte et réduire sensiblement la charge d'intérêt qui grève leurs profits.

Mais la période de “taux zéro” n'est sans doute pas éternelle : aux Etats-Unis, marché financier directeur, l'obligation fédérale (le T-Bond) à dix ans, dont le rendement végétait autour de 1,82% juste avant l'élection de Donald Trump, atteint maintenant 2,15%. Du jamais vu depuis le tout début de l'année !

Nombre d'opérateurs estiment que la relance budgétaire massive promise par le candidat Trump pourrait doper la croissance du PIB américain ainsi que l'inflation. Or il s'agit là des deux principaux déterminants des taux longs, alors que la Fed a entamé la normalisation de sa politique monétaire. A suivre.

EG


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