Unibail-Rodamco, meilleure gouvernance du CAC 40, selon Proxinvest

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(lerevenu.com) - A l'aide de la méthodologie Proxinvest Governance Metrics, le cabinet de conseil a établi le classement des sociétés de l'indice CAC 40 en fonction des risques associés à une gouvernance pour certaines défaillante. Proxinvest qui présente ce rapport comme un outil complémentaire du service de conseil dans l'exercice des droits de vote, « aide à la sélection de valeurs et à la valorisation du couple rendement-risque des portefeuilles ».

Cette méthodologie repose sur quarante-deux facteurs de risques organisés en trois catégories : démocratie actionnariale, composition du conseil et rémunération des dirigeants. L'édition 2013 du classement de Proxinvest place la foncière Unibail-Rodamco en première place du CAC 40, avec une note « A+ » attribué pour un score de 256/300. Cette note « récompense les efforts en matière de gouvernance d'entreprise de ce grand groupe d'immobilier commercial ».

Proxinvest désigne sept sociétés qui réussissent à cumuler rentabilité (Total Shareholder Return, soit plus-value et dividendes) positive de 2008 à 2012 et bonne gouvernance : Air Liquide, Essilor, Gemalto, Kering, Legrand, Technip et Unibail-Rodamco. A l'inverse, douze sociétés du CAC 40 combinent « mauvaise gouvernance et rentabilité négative pour l'actionnaire » : Accor, Axa, Bouygues, Carrefour, Crédit Agricole, Danone, EDF, Lafarge, Renault, Schneider Electric, STMicroelectronics et Total.

Le classement de Proxinvest récompense les sociétés assurant une « saine démocratie actionnariale, respectant le principe ?Une action, une voix', ne verrouillant pas le capital, encourageant l'actionnariat salarié indépendant du magagement, favorisant la séparation des pouvoirs et une supervision indépendante au sein des organes sociaux, assurant transparence, mesure et lien avec la performance à long terme de la politique de rémunération ».

A l'occasion de la publication de ce rapport, Proxinvest dénonce les pratiques de gouvernance que le cabinet juge contraires aux intérêts des actionnaires : absence de séparation des fonctions de directeur général et de président du conseil (32,5% seulement des sociétés du CAC 40 ne les cumulent pas), absence d'une majorité d'administrateurs libres de conflits d'intérêts potentiels, existence de dispositifs anti-OPA (stichtings néerlandais, sociétés en commandite et bons Breton, droit de vote double.

Proxinvest s'interroge aussi sur les sociétés du CAC 40 dont le siège social est aux Pays-Bas ou au Luxembourg, car cela permet à un groupe d'actionnaires de « prendre plus aisément le contrôle de sociétés sans en payer le juste prix », c'est-à-dire en étant dispensés de lancer une offre publique pour les actionnaires minoritaires. 

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