Une ville veut exonérer d'impôts ses nouveaux habitants

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Afin d'attirer de nouveaux venus dans la commune de Marans, en Charente-Maritime, le maire propose une exonération fiscale durant cinq ans. Une initiative dont la légalité est discutée ce lundi au tribunal administratif de Poitiers.

Pas d'impôts pour les nouveaux. C'est la mesure que le maire Les Républicains de Marans, Thierry Belhadj, a annoncé, en mars dernier. Objectif affiché, rendre cette commune de Charente-Maritime, qui compte 4200 habitants, plus attractive. Le tribunal administratif de Poitiers doit néanmoins déterminer si le dispositif est légal. La décision sera rendue mercredi.

«Il s'agit de considérer les futurs Marandais comme une clientèle», explique le maire dans une interview à TF1, datant de mars dernier. «Pour nous, c'est une démarche commerciale». Dans le détail, les nouveaux résidents de Marans devraient obtenir un remboursement de la part communale de la taxe d'habitation et de la taxe foncière, durant cinq ans. Pour un couple avec deux enfants, l'économie est ainsi évaluée à 450 euros par an, pour la taxe d'habitation, et 300 euros par an, pour la taxe foncière, en moyenne.

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Une classe destinée à disparaître est finalement maintenue

Pour le maire Les Républicains, l'objectif est clair: «redonner du souffle à cette commune», dont la population stagne en dessous de 5000 habitants depuis des années. Marans pâtit en effet de sa situation géographique. Située à une vingtaine de kilomètres de La Rochelle, la ville est traversée par une route nationale très empruntée par les poids lourds. Résultat, le centre-ville est totalement asphyxié. «Nous voulons redynamiser les aspects culturel, touristique et économique», indiquait l'édile, dans un entretien au journal Sud Ouest , le mois dernier. «C'est une vraie ville. Il lui manque seulement un peu de notoriété».

Si cette mesure n'est pas encore mise en oeuvre, elle semble déjà avoir l'effet escompté. L'inspection académique avait décidé de fermer une classe élémentaire dans la commune, faute d'élèves. Mais depuis que Thierry Belhadj a annoncé sa proposition d'exonération fiscale, les inscriptions scolaires ont sensiblement augmenté, rapporte Sud Ouest . Résultat, la classe a été maintenue.

Reste à savoir si cette exonération fiscale sera approuvée par le tribunal administratif de Poitiers. D'autres initiatives fiscales originales semblent également se développer dans l'Hexagone. Le maire de Terville, en Moselle, souhaitait, lui, lancer un impôt volontaire, afin de financer les projets de la ville.

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  • sidelcr1 il y a 8 mois

    ( B Renie )1 seul maire au lieu de 3 ou 4 , tu crois qu'il va risquer cela ? en priorité sa place , le reste est secondaire .

  • b.renie il y a 8 mois

    Mr le Maire de MARANS. Le mieux serait de réunir trois ou quatre communes environnantes dans un seul ensemble administratif et politique qui pourrait devenir attractif par différentes initiatives que la réunion des budgets rendraient accessibles